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LES CONDOLEANCES

Lundi 18 Fevrier 2008 - 14:50:34

question:
Il arrive parfois que quelqu’un se suicide ou meure après avoir absorbé une importante quantité de substances mortelles ou à la suite d’une agression visant à débarrasser les gens de ses maux… Est-il permis d’aller consoler la mère du mort ou l’un de ses proches ? Je suis très hésitant puisque ne sachant pas s’il faut y aller ou pas … ?

Answer:

Louange à Allah

Il n’y a aucun mal à leur présenter ses condoléances. Bien au contraire, car c’est même recommandé, même si le défunt avait désobéi à Allah en commettant le suicide ou un autre acte (fatal). Il est aussi recommandé de présenter ses condoléances à la famille d’une personne exécutée selon la loi du talion ou dans le cadre de l’application d’une peine normale telle que celle prévue en cas d’adultère. Ceci est aussi vrai pour la personne morte à cause d’un abus d’alcool. Il n’y a aucun mal à présenter ses condoléances à leur famille et à demander à Allah de leur pardonner et de leur accorder Sa miséricorde.

Ces morts doivent être lavés (normalement) et ils doivent bénéficier de la prière faite pour les morts. Mais celle-ci ne doit pas être dirigée par un haut dignitaire musulman comme le sultan ou le cadi ou d’autres (personnalités de haut rang). Cela doit être confié à une personne (ordinaire). Ce traitement a pour but de dissuader (les autres) du mauvais comportement du défunt.

Quant à la victime d’une agression, elle est tuée injustement. C’est pourquoi on lui fait la prière des morts et invoque Allah pour lui, pourvu qu’il soit musulman. Celui qui est tué dans le cadre de l’application de la loi du talion bénéficie de la prière faite pour les morts. On doit aussi invoquer Allah pour lui et présenter des condoléances à sa famille, pourvu qu’il soit musulman et n’ait pas commis l’apostat.

Il est demandé de faire ses condoléances à la famille endeuillée, hommes et femmes, avant et après l'enterrement., pendant les trois jours qui suivent le décès, à moins d'être absent ou loin. Dans ce cas, il est possible de les présenter après les trois jours. Le Prophète (saw) dit :"Il n'y a pas d'homme croyant qui console son frère frappé d'un malheur, que Dieu ne revête d'un habit d'honneur le Jour de la Résurrection". (Rapporté par Ibnou Maja).

Le but de cette consolation est d'inciter à l'endurance par le rappel de ce qui pourrait alléger le mal et soulager le chagrin. Toutes les formules sont bonnes à dire. On rapporte que le Prophète (saw) envoya le salut à sa fille qui fit part de la mort de son enfant et lui dit :"Tout appartient à Dieu, ce qu'il offre et ce qu'Il retire. Il a assigné un terme à tout ce qu'Il a crée. Qu'elle supporte son malheur ayant foi en la récompense divine" (Rapporté par Al Bokhari).

Une habitude fâcheuse contractée par ignorance et qu'il faut éviter est celle de se réunir pour les condoléances chez la famille du défunt qui organise à cette occasion des festins et supporte des dépenses pour se faire remarquer. Nos ancêtres n'avaient pas connu de telles réunions. Leurs condoléances étaient simples, présentées au cimetière ou à l'occasion d'une rencontre. Il n'est pas interdit de se rendre chez la famille du défunt, quand cette rencontre n'a pas eu lieu au cimetière ou ailleurs. Ce qu'il faut éviter, ce sont ces réunions organisées à cet effet. D'autre part, il est conseillé aux parents et aux voisins d'apprêter le repas pour la famille en deuil, le jour du décès. Le Prophète (saw) dit :"Préparez pour la famille de Jaffar un repas, car ils ont d'autres préoccupations" (hadith rapporté par Ahmed, Tirmidhi et Al Hakim).

Les condoléances à la famille du mort sont légitimes, deux hadiths ont été rapportés à ce sujet

 

Qawat Al-Muzanî (qu'Allah l'agrée) a dit : '' Lorsque le Prophète  s'asseyait, un groupe de ses compagnons s'asseyait avec lui, parmi lesquels se trouvait un homme qui avait un petit fils qui venait de derrière son dos et s'asseyait devant lui.

 

Le Prophète  lui demanda '' l'aimes-tu ?''

 

Il lui répondit : '' Ö messager d'Allah, qu'Allah t'aime comme je t'aime''.

 

L'enfant décéda et l'homme arrêta d'assister aux assemblées à cause du souvenir de son fils, il était triste pour lui.

 

Le prophète  remarqua son absence et demanda : '' Comment cela se fait-il que je ne vois plus untel ? ''.

 

Ils répondirent : '' Ö messager d'Allah, son fils que tu as vu est mort''.

 

Le Prophète  le rencontra et l'interrogea au sujet de son fils.

 

Il l'informa de sa mort. Il lui présenta donc les condoléances pour son fils, puis dit :

 

''Ö untel ! qu'aurais-tu le plus aimé, égayé ta vie par sa présence ou ne pas te rendre demain à l'une des portes du Paradis sans que tu ne trouves qu'il t'y a devancé en te l'ouvrant ?''

 

Il répondit : ''Ô messager d'Allah ! Qu'il me devance plutôt à la porte du Paradis et qu'il me l'ouvre m'est préférable''.

 

Il dit : '' cela t'est accordé''.

 

Un homme (parmi les ansars) demanda : '' Ô messager d'Allah  cela est-il pour lui particulièrement ou pour nous tous ? Il répondit : '' pour vous tous plutôt''. {Rapporté par Al-Nasâ'î, Ibn Hibban, Al-Hakim et Ahmad}

 

Anas b. Mâlik (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète  a dit : '' Quiconque réconforte son frère croyant dans son affliction, Allah le vêtira d'une toge verte dont il se réjouira le Jour de la Résurrection'' .

 

On demanda : '' Ö messager d'Allah, que veut dire '' il se réjouira ?''.

 

Il répondit : '' il sera satisfait".

 

Leur présenter les condoléances par ce qu'on pense qui les console, diminue de leur tristesse, et les incite au contentement et à la patience par ce qui a été rapporté du Prophète  .

 

Si on le connaît et s'en rappelle, sinon par une bonne parole qui atteint le but et ne contredit pas la loi divine.

 

Usâma b. Zayd a dit : '' l'une des filles du Messager d'Allah  l'informa que l'un de ses bébés, garçon ou fille (et selon une autre variante : Umyma fille de Zaynab) agonisait et nous étions témoins.

 

Il lui envoya ses salutations en disant : '' A Allah appartient ce qu'Il a pris et (à Allah) ce qu'Il a donné, et toute chose a chez Lui un terme déterminé, qu'elle patiente et attende la rétribution d'Allah…'' {Rapporté par Al-Boukhâri, Muslim, Abu Dawud, Al-Nasâ'î, Ibn Mâja, Al-Bayhâqi et Ahmad }

 

Cette formule de condoléance même si elle a été rapportée au sujet de quelqu'un qui est au bord de la mort peut-être utilisée à plus forte raison dans le cas d'une personne décédée par le sens du texte.

 

C'est la raison pour laquelle Al-Nawâwî dans : '' Al Akhkâr '' et d'autres ont dit : '' Ce hadith constitue les meilleurs condoléances''.

 

La parole du Prophète  à la femme de Ansars en lui présentant ses condoléances :

 

'' il m'a été rapporté que tu as été affligée pour (la mort de) ton fils'', il lui enjoignit ensuite de craindre Allah et de patienter.

 

Elle dit alors : '' Ô messager d'Allah (comment ne m'affligerais-je pas alors que) je suis une femme qui n'enfante pas d'autre enfant que lui ?''

 

Le messager d'Allah  dit : '' la femme qui n'enfante pas est celle dont l'enfant reste''.

 

Il dit ensuite : '' il n'y a pas un homme ou une femme musulmane dont trois enfants meurent (et qui attend la récompense) sans qu'Allah ne les fasse entrer grâce à eux au Paradis''.

 

Puis 'Umar demanda ,alors qu'il était à la droite du Prophète  '' et deux (enfants) ?''.

 

Il répondit : '' et deux''

 

Rapporté par Al-Bazzâr et Al-Hâkim

 

La parole du Prophète  lorsqu'il entra chez Umm Salâma (qu'Allah l'agrée), suite à la mort d'Abu Salâma : '' Seigneur pardonne à Abu Salâma, élève son rang parmi les guidés, donne lui une progéniture dans ceux qui sont à venir et pardonne-nous et à lui Ô Seigneur des mondes, fais-lui de la place dans sa tombe et mets-en de la clarté pour lui''.

 

Sa parole  lors de ses condoléances présentées à Abdullâh ibn Ja'fâr pour son père : '' Seigneur, remplace (la perte de) Ja'fâr dans sa famille et bénis à Abdullâh ses transactions''. (il le répêta 3 fois)

 

Les condoléances ne se restreignent pas à trois jours sans aller au-delà, mais lorsque l'on voit un intérêt à présenter les condoléances, on le fait, car il a été avéré que le Prophète  présenta des condoléances après les trois jours dans le hadith de Abdullâh ibn Ja'fâr, (qu'Allah l'agrée) qui dit :

 

'' Le Messager d'Allah  envoya une armée à la tête de laquelle il nomma Zayd b. Hâritha et dit :

 

'' si Zayd meurt ou tombe martyr, Ja'fâr deviendra votre chef et s'il meurt ou tombe martyr Abdullâh b. Rawâha''.

 

Ils rencontrèrent alors l'ennemi, Zayd prit l'étendard et combattu jusqu'à ce qu'il meurt, ensuite Ja'fâr prit l'étendard et combattu jusqu'à ce qu'il meurt, ensuite Abdullâh le prit et combattu jusqu'à ce qu'il meurt, puis Khâlid ibn Al-Walîd prit l'étendard et Allah lui donna la victoire''.

 

Leur nouvelles arrivèrent au Prophète  il sortit vers les gens, glorifia Allah et Le loua, puis dit : '' Vos frères ont rencontré l'ennemi et Zayd prit l'étendard et combattu jusqu'à ce qu'il mourut et tombe martyr, ensuite (…), ensuite (…), ensuite un sabre parmi les sabres d'Allah, Khâlid ibn Al-Walîd prit l'étendard et Allah lui donna la victoire''.

 

Il laissa le temps passer et accorda à la famille de Ja'fâr un délai de trois jours avant de les visiter, puis il les visita et dit : '' ne pleurez pas sur mon frère après ce jour, appelez-moi les deux fils de mon frère''.

 

Il (Abdullâh b. Ja'fâr) dit : '' on nous fit venir comme si nous étions des poussins''.

 

Le prophète  dit alors : '' appelez-moi le coiffeur'', on fit venir le coiffeur qui nous rasa la tête, puis il dit : '' quant à Muhammed, il ressemble à notre oncle Abû Tâlib, et quant à Abdullâh, il me ressemble dans ma constitution physique et mon caractère''.

 

Il prit ensuite ma main, la leva et dit : '' Ô Seigneur, remplace (la perte) de Ja'fâr dans sa famille et bénis à Abdullâh ses transactions''.

 

Il le répêta trois fois. Abdullâh continue : '' Puis notre mère arriva, lui parla de notre solitude et se mit à l'accabler''.Le Prophète  dit alors : '' Tu crains pour eux la pauvreté alors que je suis leur protecteur sur terre et dans l'au-delà ?!'' Rapporté par Ahmad, Al-Hakim, Al-Nasâ'î et Abû Dâwûd  

 

Il faut arrêter deux choses même si les gens les font à répétition 

 

- Se rassembler pour les condoléances dans un lieu spécifique, comme la maison, le cimetière ou la mosquée.  

 

- Le fait que la famille du défunt prépare à manger pour inviter ceux qui veulent venir présenter leurs condoléances.

 

Selon le hadith de Jarîr b. Abdullâh Al-Bajalî (qu'Allah l'agrée) qui dit :

 

'' Nous considérions (et selon une autre variante : Nous estimions) le rassemblement chez la famille du défunt et la préparation de la nourriture après son enterrement comme lamentation'' . Rapporté par Ahmad et Ibn Mâja  

 

Al-Nawâwî dit dans al-Majmû (Tome 5, page 306) : '' Quand au fait de s'installer pour les condoléances, al-Shâfi'i, l'auteur et tous leurs compagnons ont mentionné son caractère détestable.

 

Il dirent : '' s'installer pour cela signifie que la famille du défunt se rassemble dans une maison, puis que se rende chez eux celui qui veut présenter ses condoléances'' .

 

Ils dirent : '' Il faut plutôt qu'il s'occupent de leurs affaires et quiconque les rencontre leur présente ses condoléances. Il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes dans le caractère détestable de s'installer pour cela''.

 

L'imam al-Shâfi'i, a mentionné dans le livre : al-Umm (Tome 1, 248) :

 

'' Je déteste les deuils qui sont des réunions, même s'il n'y a pas de pleurs pour cela. Cela ravive la tristesse et nécessité des vivres en plus de la cicatrice qui en est passée'' . Comme s'il faisait référence à ce hadith de Jârir.

 

Al-Nawâwî dit : '' Al-Musanaf et d'autres ont argumenté en faveur de cet avis par une autre preuve qui est que c'est une chose nouvelle (innovée)." 

 

 

Ibn Al-Humâm a également mentionné dans : sharh al Hidâya (Tome 1, page 473) la réprobation du fait de recevoir une invitation de la famille du défunt pour manger et dit : '' c'est une innovation ignoble''. Ceci est aussi l'avis des Hanbalites comme il est cité dans Al-Insâf (Tome 2, page 565).  

 

la Sunnah est plutôt que les proches et voisins du défunt préparent pour sa famille un plat qui les rassasiera, (cela) selon le hadith de Abdullâh b. Ja'fâr (qu'Allah l'agrée), qui dit : '' Quand fut annoncée la mort de Ja'fâr lorsqu'il fut tué, le Prophète  dit :  

 

'' Préparez à manger à la famille de Ja'fâr car une chose qui les afflige leur est arrivée, ou leur est arrivée ce qui les afflige'' Rapporté par Abû Dâwud, Al-Tirmidhi, Ibn Mâja, Al-Shâfi'î, Al-Dâraqutnî, Al-Hâkim, Al-Bayhâqi et Ahmad

 

L'iman Al-Shafi'î dit dans : al-Umm (Tome 1, 247) :

 

'' Il m'est préférable que les voisins du défunt ou ses proches préparent pour la famille du défunt un plat qui les rassasiera le jour et la nuit de sa mort car cela est une Sunna et un rappel bienfaisant ainsi qu'un acte des gens du bien, avant nous et après nous'' .

 

Puis il rapporta le hadith cité (ci-dessus) d'après Abdullâh b. Ja'fâr.

 

il est recommandé de passer la main sur la tête de l'orphelin et de lui témoigner du respect, selon le hadith de Abdullâh b. Ja'fâr qui dit :

 

'' Si tu m'avais vu ainsi que Quthâm et Ubaydullâh b. Abbâs alors que nous étions des enfants et nous jouions lorsque le Prophète  passa sur une monture et dit : '' faites monter celui-ci à moi'', il me déposa derrière lui et Ubaydullâh était le préféré de Abbâs.

 

Il dit : '' puis il passa sa main sur ma tête trois fois et à chaque fois il disait : '' Ô Seigneur, remplace Ja'fâr auprès de son fils''.

 

Il dit : '' J'ai demandé à Abdullâh, qu'a fait Quthâm ?''

 

Il dit : ''il tomba martyr, il dit : '' je dis : '' Allah et son Messager connaissent le bien''.

 

Il dit : '' certes, oui ''. Ce dont profite le défunt''

 

Rapporté par Ahmad, Al-Hâkim et Al-Bayhâqî

 

Le défunt tire profit des actes d'autrui des manières suivantes :

 

 

L'invocation du musulman pour lui, pour autant qu'elle remplisse les conditions d'acceptation, selon la parole d'Allah  :

Et (il appartient également) à ceux qui sont venus après eux en disant: "Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi; et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux".) ( 59 ; 10)

 

Quant aux hadiths, ils sont très nombreux. Certains ont déjà été cités et certains viendront dans le chapitre de la visite des tombes, l'invocation du Prophète  pour eux et son ordre par rapport à cela.

 

Parmi ceux-ci, sa parole :

 

'' L'invocation d'une personne musulmane pour son frère en son absence est exaucée. Il a sur sa tête un ange délégué, à chaque fois qu'il invoque en bien pour son frère, l'ange qui lui est délégué dit : '' Amin et à toi de même " Rapporté par Muslim, Abû Dâwûd et Ahmad

 

Bien plus, la prière funéraire témoigne de cela dans sa majeure partie, parce qu'elle est en grande partie invocation pour le défunt et demande de pardon pour lui, comme il a été expliqué précédemment.

 

Le fait que le tuteur du défunt accomplisse à sa place le jeûne qu'il avait fait voeu de faire, des hadiths s'y rapportent :

D'après Âysha (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah  dit :

 

'' Celui qui meurt alors qu'il devait jeûner, son tuteur jeûne pour lui''.

 

 

Cela se rapporte au jeûne qu'on a fait voeu de faire en dehors du Ramadan.

 

D'après Ibn Abbas (qu'Allah l'agrée) : une femme partit en mer et fit le voeu de jeûner un mois si Allah  la sauve.

 

Puis Allah la sauva et elle ne jeûna pas jusqu'à ce qu'elle mourut.

 

Une de ses proches (soit sa soeur, soit sa fille) vint alors chez le Prophète  et lui raconta cela, ce à quoi il dit : '' Vois-tu si elle avait une dette, t'en serais-tu acquittée ?''.

 

Elle répondit : '' oui ''. Il dit : '' et bien la dette d'Allah mérite plus d'être acquittée, acquittes-en toi (donc) (pour ta mère)''Rapporté par Abû Dâwud, Al-Nasâ'î, Al-Tahâwî, Al-Bayhâqî, Al-Tayâlisî et Ahmad

 

Le fait de s'acquitter de sa dette par quelque personne que ce soit : tuteur ou autre, comme il a été cité.

Ce qu'accomplit l'enfant vertueux comme bonne œuvres, ses parents reçoivent la même récompense, sans que rien ne soit diminué de sa récompense, parce que l'enfant fait partie de leurs efforts et leurs acquisitions.  

Allah Tout Puissant dit : (et que l'homme n'a rien que ce à quoi il s'efforce)

 

Le Messager d'Allah  dit aussi : '' la meilleure chose que l'homme puisse manger et de son acquisition, et son enfant fait partie de son acquisition'' Rapporté par Abû Dâwud, Al-Nasâ'î, Al- Tirmidhi, Al-Dârimi, Ibn Mâja, Al-Hakim, Al-Tayâlisî et Ahmad

 

Des hadiths spécifiques rapporté à propos du profit du père, de l'oeuvre de son fils vertueux, tel que l'aumône, le jeûne, l'affranchissement, etc… appuient ce qu'ont prouvé le verset et le hadith, en voici quelques-uns :

 

- D'après Âysha (qu'Allah l'agrée), '' Un homme dit : '' ma mère est morte subitement (et n'a pas laissé de testament) et je pense que si elle avait parlé, elle aurait donné l'aumône. A-t-elle une récompense (et moi-même) si je donne l'aumône pour elle ?'' Le Prophète  répondit : ''Oui'' (il donna alors l'aumône pour elle)''. Rapporté par Muslim, Al-Bukhâri, Mâlik, Abû Dâwud, Al Nasâ'î, Ibn Mâja, Al-Bayhâqi et Ahmad.

 

'' Abdullâh Ibn Amr rapporte qu'Al-As ibn Wâ'il Al-Suhamî recommanda que l'on affranchisse pour lui cent esclaves.

 

Son fils Hishâm affranchit cinquante esclaves et son fils 'Amr voulut affranchir les cinquante restants et dit : quand j'aurai interrogé le Messager d'Allah ''.

 

Il vint chez le Prophète et lui dit : '' Ô Messager d'Allah mon père a recommandé que l'on affranchisse pour lui cent esclaves, Hichâm en affranchit cinquante et il en reste cinquante, doit-je affranchir pour lui ?''

 

Le Messager d'Allah  répondit : '' s'il avait été musulman, puis que vous affranchissiez ou donniez l'aumône pour lui ou faisiez le pèlerinage pour lui, cela lui serait parvenu''.

 

(et selon une autre variante : "S'il avait accepté l'unicité que tu aurais jeûné ou que tu avais donné l'aumône pour lui, celui lui aurait été bénéfique'' Rapporté par Abû Dâwud, Al-Bayhâqi et Ahmad

Ce qu'il a laissé derrière lui comme bonnes œuvres et aumônes courantes, selon la parole d'Allah :

 

(et écrivons ce qu'ils ont fait (pour l'au-delà) ainsi que leurs traces)( 36 ;12)

 

 Et la parole du Prophète  :

 

'' Lorsque l'homme meurt, ses œuvres prennent fin si ce n'est trois (choses). Une aumône courante, une science utile ou un enfant vertueux qui prie pour lui'' Rapporté par Muslim, Al-Bukhâri dans ''Al-Âdab'', Abû Dâwud, Al Nasâ'î, Al Tahâwi, Al-Bayhâqi et autres.

 

 

Jâbîr b. Abdullâh (qu'Allah l'agrée) rapporte :

 

'' Nous étions avec le Messager d'Allah  en début de journée, c'est alors qu'est arrivé un groupe de gens, pieds nus portants des vêtements modestes et une épée et ils ne portaient pas de izar ni rien d'autre, ils étaient de Mudar.  

 

Le visage du Messager d'Allah  s'altéra (et selon une autre variante : se changea) de par ce qu'il vit de misère sur eux. Il rentra, puis sortit et ordonna à Bilâl d'appeler à la prière, il prièrent ad-duhr, puis il monta sur un petit minbar et fit ensuite un sermon, glorifia Allah et en fit l'éloge puis dit : (ensuite, Allah révéla dans Son Livre) :  

 

(Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. C

 

raignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.)( 4 ; 1)  

 

( Ô vous qui avez cru! Craignez Allah. Que chaque âme voit bien ce qu'elle a avancé pour demain.

 

Et craignez Allah, car Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.

 

- Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah; (Allah) leur a fait alors oublier leurs propres personnes; ceux-là sont les pervers.

 

- Ne seront pas égaux les gens du Feu et les gens du Paradis. Les gens du Paradis sont eux les gagnants.) (59 ; 18/20)

 

"Donnez l'aumône avant qu'il ne soit fait obstacle entre vous et l'aumône.

 

Que l'homme donne de ses dinars, de ses dirhâms, de ses vêtements, d'un sa' de son froment, (de son orge), d'un sa' de ses dattes'' .

 

Jusqu'à ce qu'il dit : " Et que l'un d'entre vous ne dénigre rien par rapport à l'aumône que ce soit même un morceau de dattes''.

 

(ils traînèrent au point que la colère se vit sur son visage).

 

Puis un homme parmi les Ansars vint avec une bourse d'argent (et selon une autre variante : d'or) son bras étant pratiquement incapable de la porter, même carrément incapable de la porter. Il la donna au Messager d'Allah  alors qu'il était sur le minbâr.

 

L'homme dit : Ô Messager d'Allah ! Cela est dans le sentier d'Allah.

 

Le messager d'Allah  la prise, ensuite Abû Bakr se leva et donna, ensuite Umar se leva et donna, ensuite les émigrés et les Ansars donnèrent ; puis les gens se suivirent (dans les aumônes).

 

Certains firent aumône de, dinârs, de dirhams, de ceci et de cela au point que je vis deux tas de nourriture et de vêtements, jusqu'à ce que je vis le visage du Messager d'Allah  rayonner comme si c'était un ceinturon d'or ; puis le Messager d'Allah  dit : '' Celui qui institue en Islam une bonne pratique aura sa récompense ainsi que la (même) récompense que ceux qui l'appliqueront après lui sans que leurs récompenses ne diminuent en quoi que ce soit.

 

Et celui qui institue en Islam une mauvaise pratique en portera son poids ainsi que le (même) poids que ceux qui l'appliqueront après lui sans que leurs poids ne diminuent en quoi que ce soit'' .

 

Ensuite il récita le verset : (Et nous inscrivons ce qu'ils ont préparé et leurs traces)  

 

Il  dit : il partagea alors entre eux Rapporté par Muslim, Al-Nasâ'î, Al-Dârimi, Al-Tahâwi, Al-Bayhâqî, Al-Tayâlisî et Ahmed. 

  

Cheikh Muhammad Nâsir ad-din Al-Albânî

  

Source : Les régles funeraires du Cheikh Muhammad Nâsir ad-din Al-Albânî.

  

Tiré du site : As-sounnah.com


L'Islam, La Paix et la Guerre

Dimanche 3 Fevrier 2008 - 14:35:13

Selon le Coran, la guerre constitue une "obligation non désirée" qui doit être absolument menée dans le respect des valeurs morales humaines, et à laquelle il ne faut recourir qu'en dernière instance.

Dans un verset, il est rapporté que ceux qui commencent les guerres, que Dieu désapprouve, sont les incroyants:

… Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 64)

Un examen attentif de la vie du Prophète Muhammad montre que la guerre est un moyen de défense employé seulement dans des situations inéluctables.

La révélation du Coran à notre Prophète s'est faite en 23 années. Pendant les 13 premières années de cette période, les musulmans, alors minoritaires, ont vécu à la Mecque sous une autorité païenne. Ils firent face à de nombreuses oppressions. Nombre d'entre eux ont été harcelés, maltraités, torturés, et même assassinés, leurs maisons et leurs biens pillés. En dépit de cela, les musulmans ont mené leurs vies sans recourir à la violence et ont toujours appelé les païens à la paix.

Quand l'oppression devint insupportable, les musulmans durent émigrer à Yathrib, rebaptisée plus tard Médine, où ils purent établir dans un environnement plus paisible et libre, leur propre ordre. L'établissement de leur propre système ne les a d'ailleurs jamais incités à prendre les armes contre les païens agressifs de la Mecque. C'est seulement après la révélation suivante que le Prophète a commandé à son peuple de se préparer à la guerre:

Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) - parce que vraiment ils sont lésés; et Allah est certes Capable de les secourir - ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, contre toute justice, simplement parce qu'ils disaient: "Allah est notre Seigneur". (Le Coran, sourate al-Hajj, versets 39-40)

Ainsi, il a été permis aux musulmans de faire la guerre seulement parce qu'ils étaient opprimés et soumis à la violence. Autrement dit, Dieu a accordé la permission de faire la guerre uniquement à des fins défensives. Dans d'autres versets, les musulmans sont mis en garde contre le recours inutile à la provocation ou à la violence:

Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs! (Le Coran, sourate al-Baqara, verset 190)

Après les révélations de ces versets, des guerres ont eu lieu entre les musulmans et les Arabes païens. Jamais, cependant, les musulmans ne provoquèrent eux-mêmes ces conflits. Notons que notre Prophète a établi un environnement social paisible pour les musulmans en signant un accord de paix (la trêve de Hudaybiya) avec les païens dont il accepta la plupart des requêtes. Pourtant, les païens violèrent l'accord, provoquant ainsi une nouvelle guerre. Néanmoins, les conversions à l'islam se multipliant rapidement, les armées islamiques devinrent très puissantes. Notre Prophète conquit alors la Mecque sans violence et dans un esprit de tolérance. S'il avait voulu, notre Prophète aurait pu se venger des leaders païens de la Mecque. Il n'en fit cependant rien. Il ne leur fit aucun mal, leur pardonna et les traita avec grande tolérance. Les païens, qui se convertiront plus tard à l'islam par leur propre volonté, ne purent qu'admirer le caractère noble du Prophète.

Les principes islamiques proclamés par Dieu dans le Coran expliquent cette politique paisible et empreinte de tempérance du Prophète Muhammad. Dans le Coran, Dieu commande aux croyants de traiter d'une manière juste et amène même ceux qui ne sont pas musulmans:

Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. (Le Coran, sourate al-Mumtahana, versets 8-9)

Les versets ci-dessus indiquent l'attitude d'un musulman à l'égard des non-musulmans. Il doit traiter gentiment tous les non-musulmans et s'abstenir de se lier d'amitié avec seulement ceux qui montrent une attitude hostile envers l'islam. Au cas où cette hostilité causerait des attaques violentes menaçant l'existence des musulmans, à savoir une guerre contre eux, alors les musulmans doivent répondre justement en considérant les dimensions humaines de la situation. L'islam interdit toutes les formes de barbarisme, d'actes de violence gratuite et d'agressions injustes. Dans un autre verset, Dieu avertit les musulmans et rappelle que la rage éprouvée à l'égard des ennemis ne doit pas les amener à l'injustice:

Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 8)



La signification de la notion de "djihad"

Le concept de "djihad" mérite d'être clarifié, eu égard au thème de cet article.

La signification exacte de "djihad" est "l'effort". Autrement dit, en Islam, "accomplir le djihad" veut dire "faire des efforts, lutter". Notre Prophète a expliqué que le plus grand djihad est celui "qu'une personne effectue contre soi-même". Ce que l'on entend ici par "soi-même" ce sont les désirs et les ambitions égoïstes de chacun. Lutter intellectuellement contre des vues antireligieuses et athées est également une forme de djihad, au sens fort du terme.

Hormis ces significations idéologiques et spirituelles, la lutte dans le sens technique - la lutte armée - est également considérée comme un "djihad". Cependant, comme nous l'avons vu précédemment, cette lutte ne doit être menée qu'à des fins défensives. L'utilisation du concept de "djihad" pour des actes d'agression contre des innocents, en somme la terreur, est une grande déformation et une injustice.



La miséricorde, la tolérance et l'humanisme selon l'islam

La "doctrine politique islamique" (c'est-à-dire, les principes et décrets islamiques sur des sujets politiques) est au plus haut point pacifique et modérée. Nombre d'historiens et de théologiens non-musulmans le confirment. L'historienne britannique, Karen Armstrong, ancienne nonne et célèbre experte en l'histoire d'Orient, fait le commentaire suivant, dans son livre Holy War (La guerre sainte), qui traite de l'histoire des trois grandes religions:

... Le mot l'islam vient de la même racine arabe que le mot la paix et le Coran réprouve la guerre comme un événement anormal contraire à la volonté de Dieu: "Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre." (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 64) L'islam ne justifie pas la guerre ou l'extermination agressives, comme la Torah fait dans les cinq premiers livres de la Bible. Religion plus réaliste que le christianisme, l'islam déclare que la guerre est inévitable et parfois une obligation positive pour mettre fin aux oppressions et à la souffrance. Le Coran enseigne que la guerre doit être limitée et conduite de la façon la plus humaine possible. Mohammed a dû combattre non seulement les habitants de la Mecque mais également les tribus juives de la région et des tribus chrétiennes en Syrie qui alliées aux juifs planifiaient une attaque contre lui. Pourtant ceci n'a pas poussé Mohammed à dénoncer les gens du livre. Ses musulmans ont été forcés de se défendre mais ils n'ont pas livré une guerre sainte contre la religion de leurs ennemis. Quand Mohammed a envoyé Zaid contre les chrétiens à la tête d'une armée musulmane, il leur a dit de combattre pour la cause de Dieu bravement mais d'une manière humaine. Ils ne devaient pas molester les prêtres, ni les moines, ni les nonnes, ni les personnes faibles et impuissantes qui ne pouvaient pas combattre. Il ne devait y avoir aucun massacre des civils. Les musulmans ne devaient abattre aucun arbre ni démolir un seul bâtiment. C'était très différent des guerres de Josué.(1)

Après la mort de notre Prophète, les musulmans ont continué à traiter les adeptes des autres religions avec tolérance et respect. Les Etats islamiques sont devenus la maison sûre et libre des juifs et des chrétiens. Après la conquête de Jérusalem, Omar soulagea les chrétiens qui craignaient d'être massacrés en leur expliquant qu'ils étaient en sûreté. Il visita même leurs églises et déclara qu'ils pourraient continuer à pratiquer leur culte librement.

En 1099, quatre siècles après la conquête de Jérusalem par les musulmans, la ville fut envahie par les Croisés, qui passèrent tous les habitants musulmans au fil de l'épée. Pourtant, allant à l'encontre de ce que craignaient les chrétiens, Saladin, le général musulman qui s'empara de Jérusalem en 1187, ne fit de mal à aucun civil et défendit à ses soldats le pillage. D'ailleurs, il permit aux citoyens chrétiens de prendre tous leurs biens et de quitter la ville en sécurité.



Les périodes du règne des Turcs Seljukides et de l'Empire ottoman ont été également marquées par la tolérance et la justice de l'islam. Comme chacun le sait, les juifs, expulsés de l'Espagne catholique, trouvèrent la paix qu'ils ont recherchée sur les terres de l'Empire ottoman, où ils se sont réfugiés en 1492. Sultan Mehmed, le conquérant d'Istanbul, a également donné aux juifs et aux chrétiens leur liberté religieuse. Concernant les pratiques tolérantes et justes des musulmans, l'historien A. Miquel dit:

Les chrétiens ont été gouvernés par un Etat très bien géré, qui était quelque chose qui n'existait pas dans l'empire byzantin ou dans la souveraineté latine. Ils n'ont jamais été soumis à une oppression systématisée. Au contraire, l'empire, et tout d'abord Istanbul, est devenu un refuge pour les juifs espagnols torturés. Ils n'ont jamais été forcés à accepter l'islam.(2)

John L. Esposito, professeur de religion et de politique internationale à l'Université de Georgetown, fait un commentaire similaire:

Pour plusieurs populations non-musulmanes dans les territoires byzantins et persans déjà soumises aux gouverneurs étrangers, le règne islamique a signifié un changement de gouverneurs, les nouveaux étant souvent plus souples et plus tolérants, plutôt qu'une perte de l'indépendance. Plusieurs de ces populations ont même joui d'une plus grande autonomie locale et ont souvent payé des impôts inférieurs... En ce qui concerne la religion, l'islam s'est montré plus tolérant, accordant une plus grande liberté religieuse aux juifs et aux chrétiens indigènes.(3)

Tel qu'il est ainsi clairement noté, l'Histoire n'a jamais témoigné contre les musulmans "faiseurs de turpitude". Au contraire, ces derniers ont apporté la sécurité et la paix aux gens de toutes les nations, de toutes les croyances, vivant dans le grand territoire sur lequel ils ont régné.

En bref, la compassion, la paix et la tolérance constituent les valeurs morales principales du Coran et l'islam vise à supprimer la turpitude de la surface de la terre. Les commandements du Coran et les pratiques des musulmans à travers l'Histoire sont très clairs, et ne laissent de fait planer aucun doute.


Comment fait-on pour se convertir à l'Islam ?

Mardi 15 Janvier 2008 - 21:22:8

Tout d'abord, il faut croire et se soumettre à Dieu et à Dieu seul sans rien lui associer. L'unicité de Dieu est la pierre angulaire de l'Islam. Ensuite, il faut croire en la révélation. Voici un verset du Coran qui résume bien les conditions :

Le Coran [2:285]
Le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants : tous ont cru en Dieu, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers; (en disant) : "Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers». Et ils ont dit : "Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. C'est à Toi que sera le retour»


Aux quatre conditions mentionnées dans ce verset, s'ajoutent la croyance en l'au-delà (Le Paradis, L'Enfer et la croyance au jour du Jugement Dernier) et en la destinée. Si la personne se soumet à Dieu et à sa volonté, croit en la révélation sans rien associer à Dieu et bien elle peut attester sa foi en disant simplement :

J'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Muhammad est son messager.

Une fois l'attestion de foi prononcée (la shahada en arabe), la personne est officiellement musulmane. Pas besoin de cérémonie ou de séance formelle. Par contre, certains convertis préfèrent attester leur foi à la mosquée devant les autres croyants. C'est une question de choix, mais nul besoin de cérémonie. Dieu connaît mieux le contenu des coeurs que les humains.

 

  • Mais pourquoi inclure le nom de Muhammad dans l'attestation de foi ?

    En effet, l'Islam est la soumission à Dieu seul. Muhammad (paix soit sur lui) n'est pas supérieur à un autre prophète. Toutefois, étant donné que Muhammad est le sceau des prophètes, l'inclusion de son nom signifie la croyance en l'ensemble de la révélation. Muhammad apporta avec lui le Coran, le dernier Testament, qui confirme toutes révélations précédentes. Le Coran contient aussi l'histoire des prophètes. Ainsi, inclure le nom de Muhammad dans l'attestation de foi veut seulement dire que le croyant accepte l'ensemble de la révélation, d'Abraham jusqu'à Muhammad. En Islam, il est interdit d'adorer quiconque en dehors de Dieu. Muhammad n'était qu'un humain et le Coran est explicite à ce sujet :

    Le Coran [18:110]
    (Muhammad) Dis : «Je suis en fait un être humain comme vous. Ils m'a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun à son Seigneur»
    .

    Il est strictement interdit d'adorer des anges ou des prophètes :

    Le Coran [3:80]
    Et il ne va pas vous recommander de prendre pour seigneurs anges et prophètes. Vous commanderait-il de rejeter la foi, vous qui êtes Musulmans ?


    Devenier musulman est bien simple. Il suffit de croire, voilà tout.

    Que le bon Dieu soit loué !
    Amen !


  • Invocation exaucée

    Mardi 8 Janvier 2008 - 17:38:21

    Le rappel de Dieu et les invocations sont des nécessités dans la pratique religieuse de tout musulman et toute musulmane. Ceci est d'autant plus important de nos jours, à un moment où il est difficile de préserver son Islam, surtout dans les pays occidentaux où règnent les adeptes du matérialisme. En tant que musulman, nous avons conscience du fait que notre bonheur ne se trouve pas dans la jouissance matérielle, mais qu'il se trouve à l'intérieur de nous même. C'est grâce à Dieu que nous pouvons y arriver.

    Le mot Du'a signifie invocation. Une invocation consiste à faire une demande auprès de Dieu et ce pour n'importe quoi et dans n'importe quelle circonstance. Dieu est Omniscient et Omnipotent. Il règne en maître absolu de l'univers et a connaissance de tout. Il est le seul qui puisse nous écouter et répondre à nos invocations. C'est Lui qui nous a créés, c'est à lui que nous retournerons et c'est à lui que nous adressons nos invocations. Nul ne doit désespérer de la miséricorde de Dieu car Il est le Tout Clément, le Tout Miséricordieux. Ces invocations peuvent être de différentes natures et s'effectuent pour diverses occasions : après la prière, pendant le jeûne mais aussi avant de se coucher, avant de prendre une importante décision, lors d'un mariage, après manger... ce qui rejoint l'autre aspect important : le dzikr soit la remémoration de Dieu ou le souvenir de Dieu.

    Faire une invocation, c'est aussi se souvenir de Dieu, se rappeler qu'il est le plus apte à nous répondre, à nous conseiller et à nous aider. Se souvenir de Dieu en toute circonstance est un très grand acte de piété. On remarque souvent chez les croyants et les croyantes l'invocation de noms de Dieu au travers d'expressions (voir à ce propos le dictionnaire du musulman). C'est un moyen de toujours se sentir près de l'agrément de Dieu (en contact avec lui) et de se protéger du mal.

    Abu Hurayra rapporte que le messager d'Allah a dit : « Quiconque ne demande pas à Allah, Il se met en colère contre lui. » [note du traducteur : hadith authentique rapporté par Ibn Majah, At-Tirmidhi, Al-Hakim et d'autres]
    Dans la parole précédemment citée du prophète , il y a la preuve que l’invocation est un moyen pour demander quelque chose à Allah, par laquelle Sa satisfaction est atteinte. Ceci puisque ne pas demander à Allah par fierté et suffisance n'est pas permis en ce qui concerne As-Samad (Celui qui se suffit à lui-même), le Plus Digne d'éloges.
    Un poète a pris la signification de ce hadith et l'a mis sous forme poétique en disant : "Allah se met en colère quand vous cessez de Lui demander, Tandis que le fils d'Adam se met en colère, quand vous lui demandez quelque chose. "

    Donc, Allah aime de Ses serviteurs qu'ils Lui demandent, qu'ils se tournent vers Lui et qu'ils montrent leur misère et modestie devant Lui.

    Et Il s’est imposé de ne pas les renvoyer déçus et les mains vides, comme Son messager nous en a informés : « Il n'y a pas un musulman sur terre qui appelle Allah par une invocation sans qu'Allah ne le lui donne ou qu’Il lui enlève un mal de proportion égale, tant qu'il n’invoque pas pour un péché ou ne rompe les liens de famille. »

    Un homme parmi les gens a dit : « Et si nous demandons de nombreuses choses ? »
    Il a dit : « Allah est akthar (Capable de répondre à de nombreuses (plus de) demandes). » [Sahih : je l'ai vérifié et ai fourni ses références dans Kitab Sahih Al-Adhkar wa Da'ifihi (1223/920 et 1224/961)]
    Et ceci est une clarification suffisante du fait qu'Allah garantit la réponse aux invocations. Ceci dépend cependant de ses conditions (les conditions des invocations). Ainsi, nous entrerons (plus tard) dans les détails à ce sujet, concernant sa description, ses conditions, son temps et lieu approprié, les manières de procéder, aussi bien que ce qui l’annule.

    source: http://alhaaq.over-blog.net


    Je vous invite à découvrir ces sites importants

    Lundi 31 Decembre 2007 - 14:45:31

     Salam Alaikume!

    Chers Frères et Soeurs en islam, veuillez visiter ces deux  importants sites qui nous enseignent l'islam.

    Je felicite les promoteurs de ces sites pour le travail inestimable qu'ils ont entrain de faire pour le developpement de notre meilleure religion qui est islam. Que Dieu  le tout puissant les récompense amen!

    Veuillez copier coller dans votre navigateur pour y acceder.

     www.sourceislam.com

    www.fatawaislam.com

     


    L'héritage de la femme

    Dimanche 30 Decembre 2007 - 10:44:52

    Cette polémique traditionnelle qui dure depuis bien longtemps au sujet de l’héritage de la femme est suscitée par le décret suivant : « au mâle revient une part équivalente à celle de deux femelles » [1]. Cette règle est en fait un fragment du verset coranique suivant : « Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet de vos enfants : au mâle revient une part équivalente à celle de deux femelles. » [1]. Ainsi, ce verset établit une loi concernant exclusivement l’héritage des enfants. Les autres héritiers, hommes et femmes, ont leurs lois spécifiques. En général, la part de ces héritiers ne dépend pas du sexe. Il peut même arriver que la part de la femme devienne supérieure à celle de l’homme. Je vous présente ci-dessous quelques situations où la part de la femme est égale voire supérieure à celle de l’homme.

    Premièrement, si le défunt laisse des enfants, un père et une mère, alors le père comme la mère prennent chacun le sixième de l’héritage, sans différence de sexe entre les deux et sans prendre en considération la règle « au mâle revient une part équivalente à celle de deux femelles » [1]. Ces deux parts sont explicitement mentionnées dans le Coran : « Quant aux père et mère du défunt, à chacun d’eux revient le sixième de ce qu’il laisse » [1].

    Deuxièmement, si le défunt laisse un frère et une sœur utérins et qu’ils ne sont exclus par aucun héritier de prime ordre [2], alors le frère comme la sœur prennent le sixième de l’héritage, sans différence de sexe entre les deux et sans prendre en considération la règle « au mâle revient une part équivalente à celle de deux femelles » [1]. Ces deux parts sont explicitement mentionnées dans le Coran : « cependant qu’il laisse un frère ou une soeur, à chacun de ceux-ci revient alors un sixième » [3].

    Troisièmement, si le défunt laisse un nombre de frères utérins supérieur à deux et un nombre de sœurs supérieur à deux, alors les frères se partagent le tiers de l’héritage et les sœurs se partagent le tiers de l’héritage également, sans différence de sexe entre les deux groupes, et sans prendre en considération la règle « au mâle revient une part équivalente à celle de deux femelles » [1].

    Quatrièmement, si la défunte laisse un époux et une fille, alors la fille prend la moitié de l’héritage et l’époux ne prend que le quart. C’est-à-dire que la femme, dans ce cas, hérite du double de l’homme.

    Cinquièmement, si le défunt laisse une épouse, deux filles et un frère, alors l’épouse prend le huitième de l’héritage, les deux filles se partagent les deux tiers et le reste revient à leur oncle qui est le frère du défunt. Ainsi chacune des deux filles hérite plus que son oncle. En effet, la part de chacune d’elles équivaut aux huit vingt-quatrièmes de l’héritage alors que leur oncle ne prend que cinq vingt-quatrièmes.

    Ainsi, il devient manifeste que la règle « au mâle revient une part équivalente à celle de deux femelles » [1] n’est pas une règle permanente qui s’applique à chaque fois qu’un homme et une femme se réunissent autour d’un héritage comme le prétendent beaucoup de gens. Cette règle concerne uniquement la situation mentionnée par Dieu, à savoir celle où un frère et sa sœur (frère et soeur germains du défunt) se réunissent autour d’un héritage sans qu’aucun d’eux ne détienne une part explicitement déterminée par le Coran [4]. Dans ce cas, le frère prend le double de sa sœur, et ce, qu’ils soient tous deux les enfants du défunt ou bien ses frères. Cette particularité comporte une sagesse infinie pour réaliser la justice entre le frère et la sœur dont les parts n’ont pas été explicitement fixées par le Coran.

    Dr Muhammad Sa`îd Ramadân Al-Bûtî

    Et Dieu est le plus Savant.


    L’islam autorise-t-il la polygamie ?

    Jeudi 20 Decembre 2007 - 14:35:17

    L’étude contextuelle et grammaticale du verset coranique qui est le seul à évoquer la question de la polygamie peut nous aider à comprendre la position de l’islam face à ce problème social. L’islam autorise-t-il la polygamie ? La réponse nécessite tout d’abord la lecture non seulement du verset en question, mais aussi des versets précédents et suivants et même d’autres versets qui concernent le même sujet .

    Tout d’abord le verset qui a fait couler beaucoup d’encre à propos de la polygamie est le suivant : « Si vous craignez d’être injustes pour les orphelins , épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux , trois ou quatre, mais si vous craignez d’être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d’être injustes. » (sourate 4 verset 3) .

    Le lecteur remarquera que ce verset est une phrase conjuguée au conditionnel . Tous les éléments de cette phrase constituent une finalité bien précise. On ne peut donc isoler un élément ou une partie de cette phrase. Se donner le droit de le faire n’est autre qu’une trahison du texte et du verset coranique.

    De plus la notion de justice est répétée à trois reprises au début, au milieu et à la fin du verset. Cela doit nous interpeller. Le verbe « craignez » précède la première et la deuxième notion « injuste ». Ce qui informe du degré de l’injustice commise. Le terme justice est mentionné à plusieurs reprises dans le Coran . Il est même l’un des noms sacrés de Dieu en Islam qui ordonne à l’être humain d’être juste envers autrui, surtout envers les faibles et les orphelins.

    On remarque que la première partie de la phrase au conditionnel insiste sur la justice envers l’orphelin . Cette notion de justice est une des conditions à l’autorisation de la polygamie qui est le thème de la seconde phrase de ce verset. Ces deux parties de la phrase représentent un sens précis qui dépend de la troisième partie reliée aux deux premières par un second si qui introduit la notion de monogamie « une seule ». Ces trois parties de la phrase , qui sont dépendants les uns des autres , composent le sens de ce verset.

    La lecture d’autres versets de la même sourate « Les femmes » surtout ceux qui précédent et suivent le verset numéro trois , cités ci-dessus, montre que leur sujet est l’orphelin . Ainsi le verset numéro deux est « Restituez aux orphelins leurs biens ; ne substituez pas le mauvais pour le bon . Ne consumez pas leur héritage en le confondant avec le vôtre ; c’est un grand péché ».

    Et le verset numéro six précise « Mettez à l’épreuve les orphelins pour savoir s’ils ont atteint le moment où ils pourront se marier. Si vous vous apercevez qu’ils peuvent se conduire d’une façon droite et ferme, faites qu’ils puissent disposer de leurs richesses. » Ces versets mettent l’accent sur un problème de société, les orphelins et recommandent aux musulmans de veiller sur eux et sur leurs biens. Ils attirent clairement l’attention sur la notion de justice « c’est un péché énorme » .

    Le verset de la polygamie commence par cette notion de justice envers les orphelins et réserve une partie à la polygamie qui est conditionnée directement par la notion de justice . D’autre part, un autre verset , numéro 129 de la même sourate , dit clairement « Vous ne pouvez jamais être juste envers vos femmes , même si vous le désirez ardemment ». La polygamie est liée directement par une construction grammaticale à un problème social celui des orphelins qui sont le sujet de plusieurs versets de la même sourate .

    Le contexte historique et social du verset de la polygamie pourrait nous aider à mieux comprendre ce verset. Les musulmans ont perdu soixante dix hommes pendant la razzia de Uhud . Les Mecquois ont attaqué les musulmans près de Medine. Le nombre de combattants musulmans (autrement dit le nombre « d’ hommes musulmans ») , était de sept cents. Donc 10% des hommes dans la communauté musulmane sont morts dans cette bataille. La polygamie était une coutume préislamique répandue en Arabie , en Orient , en Afrique. le Coran n’avait pas encore pris position. Si parmi les soixante dix musulmans décédés, certains hommes étaient polygames, on imagine aisément la catastrophe que cela représente : plus de 10% des femmes musulmanes se retrouvent donc veuves et sans revenus avec des enfants à charge pour la plupart d’entre elles. A ce titre, une solidarité s’impose. La communauté est toute jeune et l’administration au sens moderne (avec notamment le paiement d’ impôts) n’avait pas encore vu le jour à cette époque. Les musulmans pensaient alors à se remarier avec certaines veuves. Dans ce contexte dramatique, le verset de la polygamie a été révélé dans ses conditions précises. D’ailleurs la sourate qui contient les versets précédents a comme titre « Les femmes ». Peut-être pour honorer les femmes en islam ou pour rappeler leur situation catastrophique après la razzia de Uhud. De plus le Coran n’a pas une sourate portant le titre « Les hommes ».

    A l’époque un homme avait même le droit de tuer ses filles, de les vendre, de les marier contre une dot sans demander leur avis. La vie était simple . Ces Arabes cultivaient de l’orge et élevaient des moutons . Les guerres étaient tribales sous forme de razzia. Les armes militaires utilisées étaient entre autre l’épée. Le cheval et le chameau étaient quant à eux utilisés comme moyens de transport. La poésie était florissante, la tradition orale était le moyen de transmission de leur héritage culturel et historique. L’écriture était très peu connue, l’arabe « écrit » n’avait pas encore les points sur les lettres et ne connaissait pas les voyelles. Les Arabes idolâtres vivaient en plein désert avec les juifs de Medine .

    C’est dans ce contexte historique, géographique, social, religieux, économique , militaire et culturel de l’Arabie au septième siècle qu’est révélé ce verset pour traiter à la fois des problèmes relatifs aux orphelins, aux veuves et à la polygamie .

    Mohamed lui-même s’est marié avec Khadija âgée de quarante ans alors qu’il n’avait que vingt cinq ans. Lors de son décès, il avait plus de cinquante ans sans être polygame. Au cours des dernières années de sa vie, il s’est remarié avec plusieurs femmes. Chaque mariage avait une raison différente : familiale comme le mariage avec Souada afin qu’elle puisse s’occuper de ses enfants. Le mariage avec les veuves Hafsa et Um Salma. Autre mariage, celui avec Jouayria bint Alharith qui était esclave . Mohamed l’a libérée pour l’épouser. La conséquence de ce mariage, a permis aux compagnons de Mohamed de libérer une centaine d’esclaves parents et proches de cette femme qui était considérée comme mère des croyants. Il s’est remarié avec Um Habiba , fille d’ Abu Sufyan chef des Mecquois pour une raison politique. Le mariage avec Aïsha avait pour but d’honorer son père Abu Baker qui a dépensé sa richesse et consacré sa vie pour la nouvelle religion . De plus quand le verset suivant a été révélé après celui de la polygamie « Ô prophète , dis à tes épouses, si vous voulez jouir de la vie du monde, et de ses parures, venez à moi. Je vous en ferai profiter et vous répudierai d’une façon honorable » (sourate 33 verset 28) . Mohamed a par la suite donné le choix à ses épouses de rester ou pas avec lui .

    Les coutumes préislamiques en Arabie et dans les autres pays musulmans ont résisté. Les docteurs de la loi islamique sont pratiquement tous des hommes. Devant l’absence des femmes dans ce domaine, ces théologiens ont autorisé la polygamie avec une condition majeure : La nécessité d’ être juste envers les épouses. Ce qui est cependant une condition irréalisable selon un autre verset cité plus haut. Certains théologiens tunisiens et l’école juridique druze ont interdit la polygamie.

    La façon de traiter la polygamie dans les manuels scolaires d’histoire de cinquième dans le chapitre concernant le monde musulman est influencée par la pratique de la polygamie dans certains pays musulmans qui ont conservé leurs coutumes préislamiques devant le silence ou la « tolérance » de certains Oulamas qui se sont contentés seulement de conditionner la polygamie selon des critères de « justice ».

    Certaines éditions comme Belin,1995 page 24), écrivent tout simplement que « la polygamie est autorisée » sous entendu par le Coran . D’autres éditions comme Hatier,1997 (page 31) , et Nathan ,1997 (page.31) titrent « sur les femmes » et « le mariage » en citant le verset coranique « Epousez , comme il vous plaira deux , trois ou quatre femmes . Mais si vous craignez de ne pas être équitable , prenez une seule femme ». Les deux éditions ont supprimé la première partie du verset coranique concernant la polygamie citée plus haut .

    Est-ce possible de comprendre le sens d’un verset en ne lisant seulement que la dernière partie ? Les auteurs de ces deux manuels ont enlevé la première partie de la phrase au conditionnel qui insiste justement sur les raisons éventuelles de cette justification. La polygamie s’expliquait en tant que « solution » pour les orphelins et les veuves après une catastrophe économique et sociale . Si la référence de ce verset est exacte dans l’édition Hatier , celle de Nathan donne la sourate 7 au lieu de la sourate 4. Il vaut mieux que l’historien consulte un théologien quand il s’agit de questions purement religieuses .Non seulement une partie d’un verset pourrait signifier le contraire de son sens mais aussi un verset peut avoir un sens dépendant d’un autre verset coranique. Il peut même être tout simplement abrogé .

    Moustafa Elhalougi


    La nuit de noce, des choses qu’il convient à faire

    Jeudi 13 Decembre 2007 - 14:55:9

    1) Que le mari soit doux avec son épouse, et qu’il lui donne quelque chose à boire ou quelque chose de sucré, car cela a été authentifié du prophète (salallahu’ alayhi wasalam), d’après Asma bint Yazid qui rapporte : « J’ai préparé ‘Aisha pour le messager d’Allah, puis je l’ai appelé afin qu’il vienne la voir. Il vint s’asseoir à ses côtés avec une coupe de lait de laquelle il but puis il la tendit vers ‘Aisha qui baissa la tête et fut gênée. Asma dit : je l’ai grondée et lui ait dit : prend de la main du messager d’Allah, elle prit alors la coupe et but… »


    2) Qu’il mette la main sur son front et invoque pour elle, d’après le hadith rapporté par Al-Bukahri : « Si l’un d’entre vous épouse une femme ou achète une monture, qu’il pose la main sur son front, prononce le nom d’Allah (bismillah) et demande la bénédiction en disant : ô Allah, je te demande son bien et le bien sur lequel Tu l’as créée, et je cherche protection auprès de Toi contre son mal et le mal sur lequel Tu l’as créée ».


    3) Qu’ils prient ensemble deux raka’at, car cela est rapporté des salafs : Abu Sa’id mawla Abu Sa’id rapporte : « Je me suis marié alors que j’étais encore esclave. J’ai invité plusieurs compagnons du prophète, parmi lesquels Ibn Mas’ud, Abu Dhar et Hudhayfa. Ils m’enseignèrent ceci : lorsque ton épouse vient à toi, prie deux raka’at, puis demande à Allah le bien de celle qui est venue à toi et cherche protection contre le mal. Puis c’est entre toi et ton épouse.

    Shaqiq rapporte : « Un homme nommé Hariz vint et dit : j’ai épousé une jeune fille et j’ai peur qu’elle ne me déteste. ‘Abdullah ibn Mas’ud dit : « L’entente vient d’Allah et la haine vient du diable qui veut vous faire détester ce qu’Allah vous a rendu licite. Lorsque ton épouse vient à toi, dis-lui d’accomplir derrière toi deux raka’at » Et dans une autre version, il ajouta : « Dis : Allah ! Accorde-moi une bénédiction en cette femme, et accorde-lui une bénédiction en moi. Allah ! Unis-nous tant que Tu nous uniras dans le bien et sépare-nous si Tu nous envoies vers ce qui est meilleur » (Ibn Abi Shayba).

    Il est bon qu’il utilise le siwak (ou autre chose) avant de l’approcher, afin qu’il n’ait pas mauvaise haleine, de même pour elle. Cela est meilleur pour l’union et la vie en couple dans le bien, comme il est rapporté d’après Sharih ibn Hani : « J’ai demandé à ‘Aisha : quelle est la première chose que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) faisait lorsqu’il rentrait chez lui ? Elle dit : (il commençait) par utiliser le siwak » (Muslim)

    Et il convient que la femme séduise son mari en s’embellissant, afin qu’il ne s’écarte pas d’elle, comme l’a dit une femme au prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « ô messager d’Allah, si la femme ne s’embellit pas pour son mari, il la méprise » (An-Nasa’i). Et il est authentifié que ‘Aisha s’embellissait pour le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) qui un jour est rentré chez elle et a vu qu’elle portait des bagues (faites avec) des feuilles. Il dit : « Qu’est-ce cela ô ‘Aisha ? » Elle dit : je les ai faites pour toi ô messager d’Allah… » (Abu Dawud).

    Ibn ‘Abbas dit : « J’aime m’embellir pour mon épouse, de la même façon que j’aime qu’elle s’embellisse pour moi, car Allah dit : « Et elles ont des droits équivalents à leurs devoirs, conformément à la bienséance » (Al-Mughni 5/220)


    S’ils veulent avoir un rapport sexuel, qu’il dise : « Au nom d’Allah, Allah éloigne de nous le diable, et éloigne-le de ce que Tu nous accorderas (comme progéniture) ». A cela, il y a une utilité explicitée par le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dans ce hadith : « Et si Allah leur accorde un enfant, le diable ne lui fera jamais aucun mal » (Al-Bukhari).

    Shaikh Al-‘Uthaymin explique : « Il apparaît de ce hadith que c’est l’homme qui doit prononcer l’invocation (et pas la femme)… Et ce n’est pas parce que l’homme va dire cela à chaque rapport que l’enfant ne sera pas frappé par le diable… Cette invocation est une cause, et les causes peuvent être rejetées par le fait qu’on va trouver quelque chose qui empêche (la réalisation de cette invocation), car le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dit : « Chaque enfant naît sur la fitra et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un adorateur du feu ». La parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) est véridique, mais cette invocation n’est qu’une cause qui peut être empêchée… Mais s’il n’invoque pas, le diable peut faire du mal à cet enfant et peut aussi jouir de l’épouse, comme Allah dit : « Séduis-les avec tes armées, et associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants ». Les savants disent : il s’associe à eux dans les enfants si l’homme ne prononce pas le nom d’Allah lorsqu’ils veulent avoir un rapport sexuel, le diable s’associe à lui et jouit de son épouse. ». (Sharh Al-Mumti’ : 5/368).

    On a interrogé shaikh Al-Albani à propos de celui qui oublie de faire cette invocation, le diable s’associe-t-il à lui dans la jouissance de son épouse ?
    Le shaikh a répondu : « Allahu ‘alam, s’il est de son habitude d’invoquer Allah, Allah peut le protéger, car il faut regarder ce qui est le plus courant. Mais si ce n’est pas son habitude, le diable s’associe à lui. »

    On lui a aussi demandé : « Quand doit-on faire l’invocation ? Au moment de la pénétration, ou à un moment précis ?
    Le shaikh a répondu : (il prononce l’invocation) lorsqu’il veut jouir de son épouse. » (silsila al-huda wa nur :12b)
    Les époux peuvent jouir l’un de l’autre comme ils le souhaitent, à condition que (la pénétration) se fasse uniquement dans le vagin, comme cela est rapporté par Al-Bukhari et Muslim, d’après Jabir : « les juifs disaient : si l’homme pénètre le vagin de son épouse par derrière, l’enfant naîtra avec un strabisme. Alors Allah a révélé : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voulez ». Zuhri a ajouté dans une version du hadith : « S’il veut par derrière, ou autrement, mais toujours dans le vagin ». Dans la version de Tirmidhi, ibn ‘Abbas dit : « (S’il le souhaite) par devant ou par derrière, et éloignez-vous de l’anus et des menstrues ». Dans la version d’Abu Dawud, Ibn ‘Umar explique le verset en disant : « Par devant, par derrière, étendu sur le côté, c’est à dire, (la pénétration doit) toujours (se faire) dans le vagin. Et les époux doivent prendre garde d’aller à l’encontre de cela, car une menace et un avertissement sévère ont été rapporté à ce sujet : « Celui qui pénètre une femme en période de menstrues ou sodomise une femme a mécru » (An-Nasa’i).

    Remarque : Lorsque la période de règles est terminée, la femme doit nettoyer son vagin avec un tissu parfumé afin d’enlever l’odeur forte du sang (des règles). C’est cela le bon comportement islamique et malheureusement il y a peu de femmes qui y font attention. C’est à cela qu’il est fait référence dans le hadith dans lequel une femme est venue interroger sur le ghusl, le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) lui dit : « prend un tissu parfumé et purifie-toi avec » (Al-Bukhari). L’imam An-Nawawi dit : « Ce qui est voulu par l’utilisation du parfum est d’enlever la mauvaise odeur, cela est préférable pour toute femme qui se purifie des règles (ou du saignement post-natal qu’on appelle nifas). Et il est détestable, pour celle qui le peut, de le délaisser, si elle ne trouve pas de musc, qu’elle utilise tout autre parfum, et si elle ne trouve rien, l’eau suffit. »
    La base est que tout est permis, sauf les choses sur lesquelles on va trouver un texte. Et les pratiques interdites sont connues, shaikh Al-‘Uthaymin explique : « Il est interdit de pénétrer un femme en état de menstrues, d’après la parole d’Allah : « Ils t’interrogent sur les menstrues. Dis : c’est une impureté, écartez-vous des femmes pendant les règles, et ne les approchez pas jusqu’à ce qu’elles se purifient ». Il est donc interdit à l’homme de pénétrer son épouse lorsqu’elle a ses règles jusqu’à ce qu’elle se purifie, et lorsque cela arrive (la purification), (Allah dit) : « Allez à elles comme Allah vous l’a commandé ». (Pendant cette période de règles), tout est permis en dehors de la pénétration, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Faites tout sauf la pénétration ». Mais il est (préférable) que la femme se drape d’un izar (tissu qui va couvrir le bas de son corps), comme le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) le faisait avec ‘Aisha lorsqu’elle était en état de menstrues et qu’il jouissait d’elle, afin que l’époux ne voit pas le sang qui pourrait s’écouler, de peur que cela ne l’écarte de son épouse. [Par contre, il est permis de pénétrer une femme souffrant de métrorragie, même s’il y a un écoulement de sang, car cela n’est pas considéré comme une impureté (Durus al-muhima li nisa al-umma)]. De même que la sodomie est interdite, comme il est rapporté du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Allah ne se gêne pas de la vérité. Ne sodomisez pas les femmes »… ce qui est voulu c’est l’interdiction de la sodomie, et quant au fait qu’il jouisse d’elle entre ses @#$%& ou ses cuisses, cela est permis. » (Sharh Al-Mumt’i 5/361).

    On a demandé à shaikh Al-‘Uthaymin : « J’ai épousé mon cousin, je l’aime et il m’aime, nous sommes mariés depuis moins de six mois, et à chaque fois que nous allons dormir, il tète mes seins comme un enfant. Je lui ai dit que cela ne se faisait pas, mais il ne veut pas arrêter.
    Réponse : Il n’y a rien de mal en cela, les deux époux peuvent jouir l’un de l’autre comme ils l’entendent en dehors de la sodomie, de la pénétration pendant les menstrues (ou aussi pendant l’écoulement de sang post-natal), pendant une adoration pendant laquelle cela est interdit (comme le pèlerinage), ou encore si l’homme a juré de ne plus toucher son épouse, jusqu’à ce qu’il expie ce serment. Et d’autres choses similaires connues des gens de science qui interdisent le rapport sexuel lorsqu’il y a un mal pour l’un des époux. » (Fatawa muhima li nisa al-umma p.153).

    On a aussi demandé à shaikh Al-Albani : « Est-il permis à l’époux de téter le lait de son épouse lorsqu’il la caresse ? »

    Le shaikh a répondu : « Il n’y a aucun mal en cela ». (Silsila Al-Huda wa nur 9)

    Et les rapports buccaux génitaux ?
    On a demandé à shaikh ‘Abdallah ibn Muni’ : « Une sœur pose la question suivante : je me suis mariée depuis 6 mois et mon mari me force à sucer son sexe, cela est-il licite ou illicite ?
    Réponse : La louange est à Allah, il n’y a aucun doute que cette habitude du mari est abjecte et détestable, et va à l’encontre du bon comportement entre les époux. Cela peut amener le dégoût et la séparation, et l’épouse du prophète, ‘Aisha, rapporte que le messager d’Allah « n’a pas vu d’elle ceci (son sexe), et qu’elle n’a pas vu de lui ceci (son sexe) ». Quant au jugement sur cette pratique, le moins que l’on puisse dire est qu’elle est détestable. »

    On peut lire en commentaire de cette fatwa dans fatawa muhima li nisa al-umma (p.153) : « Aucun hadith n’est authentique à ce sujet, au contraire les ahadiths authentiques qui montrent que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) prenait son bain avec ses épouses et cohabitez avec elles prouvent que cela est permis (c’est-à-dire de voir le sexe, comme nous le verrons plus tard). La règle de base est (qu’il est permis aux époux de jouir l’un de l’autre comme ils l’entendent, et donc) de jouir du sexe de l’homme, la seule chose crainte est le contact avec le madhi (liquide spermatique) qui est une impureté. Il est rapporté du madhab hanbali la permission pour la femme d’embrasser le sexe de l’homme, comme il est rapporté dans Al-Insâf d’Al-Mardaway (8/33), c’est l’avis de Ibn ‘Aqil et d’autres. Et on rapporte aussi l’avis de Asbagh du madhab Maliki, sur la permission pour l’homme d’embrasser le sexe de la femme, comme il est rapporté dans Tafsir Al-Qurtubi (12/231).

    C’est une question sur laquelle les savants divergent, car il n’y a pas de texte clair sur ce sujet. Shaikh Salih Al-Luhaydan a été interrogé sur ce sujet et a répondu que cela était haram pour les raisons suivantes : 1. C’est une pratique animale qui ne convient pas à l’homme ; 2. Pendant les rapports les époux sécrètent un liquide (vaginale ou spermatique) qui est une impureté ; 3. C’est une pratique qui n’était pas connue des salafs ; 4. C’est quelque chose que les gens ont pris de l’occident, par l’intermédiaire de la télévision et des films pornographiques ; 5. Le shaikh n’a entendu aucun savant permettre cela, c’est pourquoi il termine en demandant aux gens de cesser jusqu’à ce qu’ils interrogent les savants sur cette question.

    Aussi, dans une session de question réponse sur Paltalk, shaikh ‘Ubayd Al-Jabiri a répondu que cette pratique était interdite.
    Il est préférable que l’homme caresse son épouse avant la pénétration, comme cela est rapporté dans une version d’Al-Bukhari, lorsque Jabir a annoncé au prophète (salallahu’ alayhi wasalam) qu’il avait épousé une femme qui avait déjà été mariée, le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) lui dit : « Pourquoi n’as-tu pas pris une vierge avec laquelle tu aurais joué et qui aurait joué avec toi ». Dans une version il ajoute : « ma laka wa lil-‘adhara wa lu’abuha » ce qui signifie qu’ils s’embrassent avec la langue et mélangent leur salive. C’est quelque chose qui a été signalé par Al-Hafidh Ibn Hajar dans Fath Al-Bari (l’explication de Sahih Al-Bukhari) et c’est aussi l’avis d’Al-Qurtubi.

    L’imam ibn Qudama dit : « Il est bon qu’il joue avec son épouse avant qu’ils aient un rapport, afin d’augmenter son désir et qu’elle prenne autant de plaisir que lui. On rapporte de ‘Umar ibn ‘Abdel ‘Aziz, que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Ne la pénètre pas tant qu’elle n’a pas autant de désir que toi, afin que tu ne jouisses pas avant elle. Embrasse-la, fais-lui des clins d’œil, caresse-la, et lorsque tu vois qu’elle a atteint le même niveau de désir que le tien, pénètre-la. » (Al-Mughni 10/232)
    Lorsque l’homme a assouvi son désir, il ne doit pas s’écarter de son épouse jusqu’à ce qu’elle assouvisse aussi son plaisir, car cela est meilleur pour faire durer la relation et l’affection.

    L’imam Ibn Qudama dit : « Et s’il jouit avant elle, il est détestable qu’il s’écarte d’elle avant qu’elle ne jouisse, d’après ce qui a été rapporté par Anas Ibn Malik, le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous a un rapport avec son épouse… et qu’il assouvit son désir, qu’il ne presse pas son épouse jusqu’à ce qu’elle assouvisse aussi son désir ». Car en faisant cela on cause du tort à la femme et on l’empêche d’assouvir son désir. »

    Shaikh Al-‘Uthaymin dit : « Quant au hadith, il est faible, mais son sens est vrai, car de la même façon que l’homme n’aime pas que l’on s’écarte de lui avant qu’il jouisse, il convient qu’il ne presse pas son épouse. » (Sharh Al-Mumti’ 5/369)

    Puis s’il trouve la force d’avoir un nouveau rapport avec son épouse, il est bon qu’il refasse les ablutions, car le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « lorsque l’un d’entre vous a un rapport avec son épouse et qu’il veut recommencer, qu’il fasse les ablutions. » (Muslim).

    On a demandé à shaikh Al-Albani : « lorsque l’homme a deux rapports consécutifs avec son épouse, doit-il faire deux fois le ghusl (grandes ablutions) ?
    Réponse : Un seul ghusl est obligatoire, mais il est bon (sunna) qu’il fasse le ghusl pour chaque rapport. Si l’homme a la force d’enchaîner les rapports, il fait le ghusl pour chaque rapport, car il est rapporté dans la sunna authentique que parfois le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) avait des rapports avec toutes ses femmes en une seule nuit, et il faisait le ghusl une seule fois et parfois pour chaque rapport. Abu Rafi’ dit : ô messager d’Allah, pourquoi ne te suffis-tu pas d’un seul ghusl ? Il dit : « Cela est plus pur, meilleur et plus propre ». (silsila al-huda wa nur 386)

    L’imam Ibn Qudama rapporte la parole de l’imam Ahmad qui dit : « S’il veut recommencer, qu’il refasse les ablutions, et s’il ne le fait pas ce n’est pas grave. Mais les ablutions augmentent sa vigueur et cela est plus propre. Et s’il peut faire le ghusl entre chaque rapport cela est encore meilleur » (Al-Mughni 5/233).

    On a demandé à shaikh Al-Albani : « Un homme a eu un rapport avec son épouse. Il a éjaculé, mais elle n’a pas joui, doit-elle faire le ghusl ?
    Réponse : Naturellement, à partir du moment où il y a pénétration, il faut faire le ghusl, qu’il y ait éjaculation ou non. (Le shaikh fait référence au hadith : « lorsque les deux circoncisions se rencontrent, le ghusl est obligatoire »)

    Question : oui, mais il n’y a pas eu pénétration, seulement des caresses.
    Réponse : dans ce cas elle n’a pas à faire le ghusl. » (Silsila al-huda wa nur 57)
    Il est permis aux époux de se voir totalement nus, d’après le hadith de ‘Aisha : « je prenais mon bain avec le prophète alors que nous étions en état de grande impureté dans un même récipient ». (Al-Bukhari).

    Shaikh Al-Albani dit : Quant au hadith « Lorsque l’un d’entre vous a un rapport avec son épouse ou son esclave, qu’il ne regarde pas son sexe (de la femme), car cela rend aveugle » ce hadith est inventé. Et celui qui réfléchit bien voit la nullité de ce hadith, car interdire le regard revient à empêcher un moyen qui va amener l’acte. Et si Allah a permis les rapports sexuels entre les époux, peut-on penser qu’il lui soit interdit de regarder son sexe ? Par Allah non ! Il y a une preuve de cela dans le hadith de ‘Aisha : « Je prenais mon bain avec le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dans un même récipient, et il ne cessait de se presser vers moi jusqu’à ce que je dise : laisse-moi, laisse-moi » (Al-Bukhari et Muslim). Ce hadith montre qu’il est permis de regarder, et cela est encore plus évident dans la version d’Ibn Hibban d’après Sulayman ibn Musa qui a été interrogé sur le fait qu’un homme regarde le sexe de sa femme, et il dit : j’ai demandé à ‘Ata, qui dit : j’ai interrogé ‘Aisha et elle cita ce hadith. Al-Hafidh ibn Hajar dit : « c’est une preuve que l’homme peut regarder sa femme nue et inversement ». Et il n’y a aucune différence entre le bain et le rapport sexuel sur cette question. » (Nudhm Al-Fara’id 2/25).
    Il est permis aux époux de dormir dans les vêtements qu’ils portaient pendant l’acte sexuel (s’ils en portaient), après avoir essuyé ce qui pouvait y avoir comme impureté, ils peuvent même prier dans ces vêtements. ‘Aisha dit : « Il convient à la femme douée de raison de prendre un tissu lorsqu’elle a un rapport avec son époux. (Et lorsqu’ils ont fini), elle le lui tend pour qu’il s’essuie avec, puis elle s’essuie. Et ils peuvent prier dans ces habits tant qu’ils ne sont pas touchés par une impureté. » (Al-Bayhaqi). Mu’awiya Ibn Abi Sufyan a demandé à sa sœur, Umm Habiba : « Le prophète priait-il dans les habits qu’il portait lorsque vous aviez un rapport sexuel ? Elle dit : oui, tant qu’il ne voyait pas d’impureté » (Abu Dawud)
    Si l’homme sollicite son épouse, elle doit lui répondre sans attendre, même si elle n’en éprouve pas le désir (à ce moment), d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Par celui qui détient mon âme dans Sa main, la femme ne donnera pas son droit à son Seigneur, tant qu’elle ne donnera pas son droit à son mari. Même s’il la sollicite alors qu’elle est en selle (sur un chameau), elle ne se refuse pas à lui. » (Ahmad). Et si elle se refuse à lui, les anges la maudissent jusqu’au lendemain, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Si la femme s’écarte de la couche de son mari, les anges la maudissent jusqu’au matin (et dans une version : jusqu’à ce qu’elle revienne) » (Al-Bukhari).
    Nous verrons que la femme a aussi un droit sur son mari, et sur ce point l’imam Ibn Qudama rapporte : « On a demandé à l’imam Ahmad : l’homme est-il récompensé s’il a un rapport avec son épouse alors qu’il n’en a pas envie ? Il dit : par Allah oui ! Il espère avoir un enfant. On lui dit : et s’il ne veut pas d’enfant ? Il dit : C’est une femme jeune (qui a donc des désirs), pourquoi ne serait-il pas récompensé ? Et cela est authentique…car c’est un moyen d’obtenir un enfant, mais aussi de préserver sa chasteté et celle de son épouse, de baisser le regard, qu’ils soient apaisés et d’autres choses encore » (Al-Mughni 5/231).

    On a demandé à shaikh Al-‘Uthaymin : « La femme commet-elle un péché si elle se refuse à son mari lorsqu’il la sollicite, si elle ne se sent pas bien ou si elle est souffrante ?
    Réponse : la femme doit répondre à son mari lorsqu’il la sollicite, mais si elle est malade, d’une maladie psychologique qui l’empêche d’approcher son mari, ou d’une maladie physique, il n’est pas permis au mari de la solliciter dans cet état, car le prophète dit : « Ne fais de mal ni à toi-même, ni aux autres ». Il ne doit jouir d’elle que d’une façon qui ne lui causera aucun mal. » (Fatawa Al-Mar’a, p.121).

    On a demandé à shaikh al-‘Uthaymin : « Quel est le jugement sur le rapport sexuel avec la femme enceinte, cela est-il détestable ?
    Réponse : Il est permis à l’homme d’avoir des rapports sexuels avec son épouse si elle est enceinte, sauf si cela lui cause du tort, car il lui est interdit de faire ce qui lui cause du tort. Si cela ne lui cause aucun mal mais que cela lui est pénible, il est meilleur de ne pas le faire, car cela fait partie du bon comportement entre les époux de ne pas faire ce qui lui est pénible, car Allah dit : « Vivez avec elles dans la bienfaisance ». » (Fatawa muhima li nisa al-umma, p.160)
    Et il y a dans l’acte sexuel une récompense, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « et il y a une aumône dans les rapports sexuels que vous avez », les compagnons dirent : ô messager d’Allah, l’un de nous assouvi son désir et il est récompensé en cela ? Il dit : « S’il l’avait satisfait dans le haram n’aurait-il pas commis un péché ? Ainsi s’il l’assouvit dans le halal, il a en cela une récompense. » (Muslim). L’imam An-Nawawi dit en commentaire de ce hadith : « cela est une preuve que les choses permises deviennent obéissance si on y joint l’intention de l’aumône, le rapport sexuel peut être une adoration si l’on fait cela avec l’intention de donner son droit à l’époux et de cohabiter de la meilleure manière comme Allah l’a ordonné, ou en demandant un enfant pieux, ou préserver sa chasteté ou celle de son épouse, s’empêcher de regarder ce qui est haram ou d’y penser… »
    Il n’est pas permis de divulguer les secrets du couple, d’après la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) : « La pudeur n’est que bien » (Al-Bukhari et Muslim). Abu Sa’id rapporte que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Parmi les pires des gens, au Jour de la résurrection, celui qui se confie à son épouse, tout comme elle se confie à lui, puis qui va répandre ses secrets » (Ahmad). Asmi Bint Yazid rapporte : « J’étais auprès du messager, alors que les hommes et les femmes étaient assis, et il dit : « Il se peut qu’il y ait des hommes qui répandent ce qu’ils font avec leurs épouses et des femmes qui parlent de ce qu’elles font avec leurs époux ». Asma dit : tout le monde se tu, je dis alors : Oui, messager d’Allah ils et elles le font. Le prophète dit : « Ne le faites pas, car cela est semblable à un diable qui rencontre une diablesse sur la route et qu’ils ont une relation sexuelle tandis que les gens les regardent. » (Ahmad).
    Restent des questions qui n’ont pas été abordées par shaikh Sadlan :


    Les rapports sexuels sont-ils obligatoires ?

    On a demandé à shaikh Al-Islam ibn Taymia : « Une femme patiente sur son mari un mois, deux mois, pendant lesquels il ne l’approche pas. Commet-il un péché ? Et cela est-il exigible de lui ?
    Réponse : Il est obligatoire à l’homme de satisfaire son épouse bil ma’ruf (c’est-à-dire ce qui est connu ou répandu parmi les gens). C’est un des plus grands droits de son épouse sur lui, plus grand encore que le fait qu’il la nourrisse. Les rapports sexuels sont obligatoires, certains savants ont dit : au moins une fois tous les quatre mois, d’autres ont dit : selon le désir (de la femme) et les capacités (de l’homme), de la même façon qu’il la nourrit selon ses besoins et ses capacités, et c’est l’avis le plus authentique. » (Majmu’ Al-Fatawa 32/170).

    Y
    a-t-il un temps ou une limite ?

    On a demandé à shaikh Al-Albani : « En ce qui concerne les rapports sexuels, y a-t-il un temps ou une limite spécifiée dans la sunna ? ». Le shaikh a répondu : « Selon son désir à lui et son désir à elle ». (Silsila Al-Huda wa Nur 431). Donc il n’y a pas de limite dans la sunna, ni dans le temps, ni dans la fréquence, sauf dans ce qui est connu comme les journées de Ramadan, le pèlerinage…
    Par contre, certains savants tirent du hadith de Aws ibn Aws At-Thaqafi rapporté par Abu Dawud, An-Nasa’i, Ibn Khuzaïma et d’autres : « Celui qui fait les grandes ablutions, vient tôt, vient à pied, se rapproche de l’imam et écoute attentivement, on lui écrit pour chaque pas la récompense du jeûne et de la prière d’une année », la vertu d’avoir un rapport avec son épouse le vendredi matin avant la prière. L’imam Ibn Khuzaïma dit : « Sa parole « man ghassala waghtasala » signifie que l’homme a eu un rapport avec son épouse et qu’en cela il lui a rendu le ghusl obligatoire, et il a lui aussi fait le ghusl. ». Cette explication est également rapportée par shaikh ‘Abdel Muhsin Al-‘Abbad dans son explication du Sahih Abi Dawud (cassette 35).

    Al-‘Azl
    L’imam As-Shawkani dit : « Jabir rapporte : « Nous pratiquions le ‘azl alors que le Qur’an était révélé » (Al-Bukhari et Muslim). Al-‘Azl consiste à ce que l’homme se retire après la pénétration pour éjaculer en dehors du vagin. La parole de Jabir : « alors que le Qur’an était révélé » montre que cette pratique est permise, car si elle comportait quelque chose d’interdit elle n’aurait pas été accepté (c’est-à-dire qu’il y aurait eu une révélation ou une réprobation du prophète (salallahu’ alayhi wasalam)). Et dans la version de Muslim : « Nous pratiquions le ‘azl à l’époque du prophète (salallahu’ alayhi wasalam), qui le savait et ne l’a pas interdit »… Les salafs ont divergé sur le jugement concernant al-‘azl, on rapporte dans Al-Fath que Ibn ‘Abd Al-Barr a dit : il n’y a aucune divergence entre les savants que le ‘azl ne doit être pratiqué qu’avec la permission de la femme (libre), car elle a un droit sur le rapport sexuel qui n’est considéré complet que sans ‘azl. [Shaikh Abdel Muhsin Al-‘Abbad explique dans Sharh Sunan Abi Dawud que le droit de la femme est un droit à vouloir des enfants, mais aussi qu’en pratiquant cela on la prive d’une partie de la jouissance (163)].

    Si l’homme est impuissant
    Shaikh Al-Islam ibn Taymia dit : « Le contrat de mariage implique qu’il puisse jouir totalement de son épouse, où il veut et quand il veut…sauf dans ce qui a été interdit ou ce qui cause du tort (à l’épouse). De même que le contrat de mariage implique que la femme possède une dot équivalente à la dot des femmes semblables à elle, et qu’elle ait droit de jouir totalement de son époux, et s’il est émasculé ou impuissant elle peut demander l’annulation du mariage (faskh), comme cela est connu chez les salafs et les juristes connus. » (Majmu’ Al-Fatawa 29/94).
    Shaikh Al-‘Uthaymin dit : « L’impuissance est quelque chose qui arrive, et beaucoup d’hommes perdent le désir, si bien que leur sexe ne se dresse plus, c’est cela l’impuissance. Celui a qui cela arrive doit patienter, Allah dit : « Pour ceux qui font le serment de se priver de leurs épouses, il y a un délai d’attente de quatre mois. Et s’ils reviennent (sur leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux ! Mais s’ils se décident au divorce, Dieu Audient et Omniscient. » . Si quatre mois s’écoulent et qu’il n’a rien décidé, le juge annule le mariage. Comment (certains) peuvent dire, alors que nous savons avec certitude qu’il n’a pas de rapport avec son épouse, que celle-ci n’a pas le choix et doit rester avec lui ? Ce qui est juste, c’est que l’impuissance existe, et que si cela arrive, l’épouse a le choix (de rester ou de partir).

    Si quelqu’un dit : Comment pourrait-elle avoir le choix sur quelque chose qu’Allah a prédestiné à son mari, sans qu’il puisse choisir ? Nous disons que cela est parmi les épreuves qui atteignent l’homme, si celui-ci est atteint par une épreuve, il ne doit pas en faire souffrir d’autres. Si l’homme ne dépense pas pour son épouse, elle peut demander l’annulation du mariage, alors qu’en est-il pour ce qui est plus important que les biens matériels. Beaucoup de femmes ne sont pas intéressées par les biens matériels, ce qui leur importe c’est de jouir de leur mari, d’avoir des enfants, et il se peut même que ce soient-elles qui prennent en charge leur mari. Donc, l’avis authentique est que si l’impuissance survient et que l’on sait que cela est incurable, la femme peut demander l’annulation du mariage. Mais si c’est quelque chose de passager, on ne lui permet pas de demander l’annulation du mariage, car on ne désespère pas qu’il puisse de nouveau avoir des rapports sexuels.» (Sharh Al-Mumti’ 5/265).

    On a demandé à shaikh Al-Albani : « Une jeune femme a épousé un homme, mais il s’est avéré qu’il était impuissant. Elle a patienté un an et demi, afin qu’il guérisse, mais les docteurs ont dit que (dans son cas) c’était incurable. Elle a donc demandé l’annulation du mariage, mais lui a refusé et lui a demandé de rester un an supplémentaire. Peut-elle refuser (ce délai supplémentaire) ou y a-t-il dans la sunna quelque chose qui vienne préciser ?
    Réponse : Allahu ‘alam, d’après ce que je sais, je ne connais rien dans la sunna qui vienne préciser, mais elle a le droit de refuser (ce délai supplémentaire). » (Silsila al-huda wa nur 729).

    La masturbation (masculine et féminine)
    Shaikh Al-Albani dit : « … la deuxième partie de la question porte sur quelque chose qui a éprouvé beaucoup de jeunes célibataires, ce qu’on appelle la masturbation. Nous disons : la masturbation est haram, que ce soit pendant ramadhan ou en dehors. Cela est illicite car c’est en divergence avec les textes clairs du Qur’an, et dans les premiers versets de sourate Al-Muminun, Allah a décrit les croyants par certaines qualités, dont celle-ci : « Ceux qui préservent leur sexe, sauf avec leurs épouses ou ce que leur main possède, et en ce cas ils ne sont pas blâmables. Et ceux qui cherchent au-delà de cela sont les transgresseurs. » Ce verset montre clairement que le croyant a deux voies légales pour assouvir son désir : le mariage avec une femme libre, ou une esclave. Puis Allah dit que ceux qui cherchent au-delà de ces deux voies sont les transgresseurs, c'est-à-dire les désobéissants, les injustes. C’est en s’appuyant sur ce texte, l’imam As-Shafi’i a dit que la masturbation était interdite. » (Silsila al-huda wa nur 693)
    Il dit aussi : « Quant à nous, nous voyons que la vérité est avec ceux qui ont dit que c’était interdit en s’appuyant sur la parole d’Allah : « Ceux qui préservent leur sexe, sauf avec leurs épouses ou ce que leur main possède, et en ce cas ils ne sont pas blâmables. Et ceux qui cherchent au-delà de cela sont les transgresseurs. ». Et nous ne disons pas que cela est permis pour celui qui craint de tomber dans la fornication (zina), sauf si on utilise le remède prophétique qui est la parole que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a adressé aux jeunes lorsqu’il leur a ordonné de se marier, puis il a dit : « et celui qui ne peut pas (se marier), qu’il jeûne, car cela sera pour lui un bouclier ». C’est pourquoi nous adressons de grands reproches à ceux qui permettent aux jeunes la masturbation) par crainte de tomber dans zina, sans leur ordonner le remède prophétique. » (Tamam Al-Mina p.340).
    Ce qui est interdit, c’est d’arriver seul à la jouissance, par contre il n’y a aucun mal à ce que les époux voient et touchent le sexe de l’autre, comme cela est rapporté de shaikh Al-Islam ibn Taymia : « Il n’est pas interdit à l’homme de regarder et de toucher l’ensemble du corps de son épouse » (Majmu’ Al-Fatawa 32/171).
    On a aussi demandé à shaikh Al-Albani : « Est-ce que le fait de toucher le sexe de son épouse, et inversement, annule les ablutions ? Le shaikh a répondu : si cela est fait avec désir, cela annule les ablutions, sinon non. » (Silsila al-huda wa nur 2).
    On a demandé à shaikh Wasi Allah al-‘Abbas (qui est enseignant à l’université d’Umm Al-Qura) : « Les époux peuvent-ils utiliser des jouets érotiques (comme un faux pénis par exemple) ? Le shaikh a répondu : La femme n’a pas besoin de cela alors qu’elle a son mari… il n’est pas permis d’avoir un rapport sexuel en dehors de ce qui a été permis par la Législation. S’il n’est permis à aucun des époux d’atteindre l’orgasme seul, comment ces choses pourraient-elles être permises ? Le principe qui doit être appliqué est celui mentionné dans le verset suivant : « Ceux qui préservent leur sexe, sauf avec leurs épouses ou ce que leur main possède, et en ce cas ils ne sont pas blâmables. Et ceux qui cherchent au-delà de cela sont les transgresseurs. ». (fatwa trouvée sur bakkah.net).

    Wallahu ‘alam


    La gravité de la fornication

    Samedi 8 Decembre 2007 - 14:34:55

     

    L’islam est venu avec tout ce qui est bon, contenant tous les actes méritoires ; il a ordonné d’accomplir les actes élevés et généreux, et a averti contre les actes mauvais, il est venu avec tout ce qui embellit le serviteur, et tout ce qui l’éloigne des choses qui le salissent. Le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Allah est généreux, Il aime ceux qui sont généreux ; Il aime les actes élevés et Il déteste les actes vils » rapporté par At-Tabarani. C’est pourquoi un des plus grands buts de l’islam, est de purifier les âmes, d’implanter les actes méritoires et les bonnes qualités dans les sociétés, et de les éloigner des mauvaises actions et des grands péchés. Ainsi, l’islam a encouragé les gens à s’éloigner des envies bestiales et des comportements diaboliques. Allah a dit : « Que ceux qui ne trouvent pas les moyens de se marier observent la chasteté jusqu’à ce qu’Allah les enrichisse de Ses bienfaits », Il dit aussi : « Et qu’elles préservent leur chasteté est meilleur pour elles. Allah Audient et Omniscient ». Et dans les deux Sahih, d’après Ibn Abbass, dans l’histoire d’Abu Sufyane avec Qaysar (le roi des romains) : « Abu Sufyane dit : et il nous ordonne d’adorer Allah seul sans rien lui associer, et nous interdit d’adorer ce qu’adoraient nos pères ; il nous ordonne aussi d’accomplir les prières, de donner l’aumône, de rester chaste, de respecter nos engagements, et de respecter le dépôt ». Et At-Tirmidhi rapporte un hadith dans lequel le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « On m’a montré les trois premiers groupes de gens qui rentreront au paradis : un martyr, un homme chaste qui préserve sa chasteté, et un esclave qui a bien adoré Allah et qui a conseillé ses maîtres ».

    C’est la chasteté en islam qui règle les comportements humains en les empêchant d’aller vers la dépravation et la décadence ; il protège leurs désirs et leurs envies de la décadence et des péchés ; une chasteté qui fait apparaître la générosité humaine, la propreté et la pureté de la foi. Une chasteté qui se mélange à l’accomplissement du sens de l’honneur et de la grandeur, ainsi, les âmes se fortifient pour rester toujours dans l’accomplissement des beaux actes et des comportements élevés qui poussent à avoir de bonnes conduites et de bonnes qualités, ainsi qu’à s’élever au-dessus des choses insignifiantes et du déshonneur. L’islam encourage la chasteté pour protéger la dignité et la grandeur, pour préserver la réputation et l’honneur, ainsi l’homme garde une détermination forte, une âme courageuse, il ne devient pas l’esclave de ses passions et ne les suit pas ; mais il est élevé dans le ciel de la vertu, éloigné des vices, il retient ses passions dans la limite pour laquelle elles ont été créées selon le regard de l’islam et la compréhension de la morale.

    Mes frères en islam :

    Les concepts élevés de l’islam, la grande beauté de cette religion et la hauteur de ses enseignements apparaissent à celui qui est doué de raison et est clairvoyant. Celui qui regarde le monde aujourd’hui ne trouve pas la chasteté, mais le libertinage; un monde dans lequel l’homme ne connaît pas la dignité, ne donne aucune valeur à l’honneur, il a des comportements bestiaux, pratique des actes déshonorants éloignés de la grandeur, de la pudeur, du sens de l’honneur, et de la générosité. Les gens suivent les passions, commettent la fornication, ils n’ont pas de pudeur, ni de goût. Ils ne ressentent pas de jalousie pour les femmes de leur famille, ni d’aversion pour la fornication et le crime. Qu’a engendré ces libertinages ? Qu’ont été les conséquences de ces comportements qui ont anéanti les bonnes qualités, et complètement détruit la propreté et la pudeur ? Ils ont causé des problèmes sans fin, et des dégâts sans limite. Ils ont engendré une corruption sans fin, dont les mauvaises conséquences et les résultats désastreux sont sans limite, douloureux, angoissants, inquiétants, et annoncent la destruction.

    Serviteurs d’Allah :

    Et pour réaliser cette chasteté et transmettre la pudeur et la purification aux individus et sociétés, les lois islamiques sont venues avec ce qui garantit ces grands buts et raffermit ces nobles objectifs de différentes façons, parmi ces moyens : ses ordres fermes, ses directives, ses lois valables pour tous les croyants et les musulmans, leur ordonnant de préserver leurs sexes de l’adultère et de tout ce qui est interdit. Préserver les sexes de la fornication, purifie les âmes, protége les sociétés, fait régner la sécurité et préserve l’honneur des gens. Allah a dit : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de préserver leur sexe. Cela est plus pur pour eux. Allah sait parfaitement ce qu’ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards et de préserver leur sexe ». Allah a fait l’éloge de ceux et celles qui préservent leur sexe, il a mis ces qualités parmi les caractéristiques du succès, et les signes de la réussite. Allah dit : « Les croyants ont certes réussi. Ceux qui se recueillent dans leur prière. Ceux qui fuient tout verbiage. Qui s’acquittent de la zakat. Qui préservent leur sexe ». Il est rapporté dans le Sahih d’Al-Bukhari, que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui me garantit de préserver ce qui se trouve entre ses jambes, et entre sa moustache et sa barbe, je lui garantis le paradis ». Et dans le Musnad, il dit (salallahu’ alayhi wasalam) : « Si la femme accomplit ses cinq prières, jeûne son mois (le mois de Ramadan), préserve ses parties intimes, et obéit à son mari, on lui dira : entre au paradis par la porte que tu veux ».

    Ö vous les croyants! :

    La pire des choses qui déchire cette protection, et la plus horrible des choses qui détruit ce grand principe est la fornication. C’est pourquoi, elle est parmi les plus grands péchés et les actes qui conduisent le plus à la destruction. Ibn Al-Qayyim a dit : “Allah a nommé le polythéisme, la fornication et l’homosexualité, saleté et impureté dans son livre en dehors des autres péchés… (jusqu’à ce qu’il dise) : donc il n’y a pas de péché qui corrompt plus le cœur et la religion que ces deux péchés : la fornication et l’homosexualité, car ils éloignent le cœur d’Allah. Ainsi, s’ils pénètrent le cœur, celui-ci s’éloigne d’Allah le Bon, vers Lequel ne s’élèvent que les bonnes choses”. Allah a mis en garde contre la fornication en montrant son interdiction et sa laideur, ainsi que ses conséquences désastreuses et destructrices; Il dit : « Ceux qui n’invoquent avec Allah aucune autre divinité, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf dans les limites de la légalité et qui ne s’adonnent pas à la fornication. Car quiconque fait cela encourre une punition. Le châtiment lui sera multiplié le jour de la Résurrection et il y restera éternellement, couvert d’humiliation .Sauf celui qui repent à Allah et accomplit une bonne œuvre ». Et Il dit : « Et n’approchez pas la fornication, c’est une turpitude et un mauvais chemin ».

    Ö vous les croyants! :

    L’adultère est contraire aux qualités des croyants et incompatible avec les comportements des bienfaisants et des pieux, Allah dit : « Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une polythéiste. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un polythéiste; et cela a été interdit aux croyants ».

    Et dans les deux Sahih, le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui commet l’adultère n’est pas croyant lorsqu’il est en train de le commettre ». Abu Dawud et d’autres rapportent: « Lorsque le serviteur commet l’adultère, la foi sort de lui et se tient au-dessus de sa tête comme une ombre, et lorsqu’il arrête, la foi retourne à lui ». Al-Hakim a authentifié.

     

    Shaikh Husayn Al-Shaikh


    L’UNICITÉ ET SA CLASSIFICATION

    Mardi 27 Novembre 2007 - 11:57:42

    Louange à Allâh Seigneur de l’univers, et que la bénédiction et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, le sceau des Prophètes et l’imam des pieux, ainsi que sur sa Famille et l’ensemble de ses Compagnons.

               [Sache] que l’unicité (At-Tawhîd), suivant la classification des gens de science, se divise en trois branches :
      A) L’unicité de la seigneurie (At-tawhîd al-Rouboubîya).
       B) L’unicité de l’adoration (At-tawhîd al-Oulouhîya).
        C) L’unicité des noms et attributs (At-tawhîd al’assmâ’ was-siffâtt).
               Ces trois unicités concernant Allah qu’Il soit exalté- s’insèrent dans une définition globale qui est : l’unicité d’Allâh dans tout ce qui Lui est spécifique.
      La première branche : l’unicité de la Seigneurie.
               Elle consiste en l’unicité d’Allâh dans la création, la royauté, et le commandement.
    [Premièrement] : L’unicité d’Allâh dans la création :
                Allâh, est le seul Créateur, nul créateur autre que Lui. En effet, Allâh dit :
    [Existe-t-il en dehors d’Allâh, un créateur qui du ciel et de la terre vous attribue votre subsistance ? Point de divinité à part Lui ! Comment pouvez-vous vous détourner (de cette vérité)]
    (sourate Fâtir verset 3).
    Il dit aussi, en mettant en évidence la nullité des divinités des mécréants :
    [Celui qui crée est-il semblable à celui qui ne crée rien ? Ne vous souvenez-vous donc pas ?]
    (Sourate An-Nahl verset 17).
    Ainsi, Allâh est le seul Créateur :
    Et qui a créé toute chose en lui donnant sa juste proportion](sourate Al-Furquâne verset 2).
    Sa création englobe, également, les actes produits par ses créatures. Ainsi, la parfaite croyance au destin intègre le fait de croire que le Créateur des serviteurs a aussi créé leurs actes. En effet, le Très-Haut dit :
    [Alors que c’est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous faites](sourate As-Saffât verset 96).
    On explique cela, d’un côté, par le fait que les actes du serviteur font partie de ses caractéristiques. De même, le serviteur est une créature d’Allâh, donc le créateur d’une chose est par implication le créateur de sa caractéristique.

    On observe, d’un autre côté, que l’acte du serviteur survient à la suite d’une ferme volonté et d’une capacité totale qui sont toutes les deux des créations d’Allâh. Donc, le Créateur de la cause fondamentale (la volonté et la capacité) est aussi le Créateur de la conséquence (les actes).

    Si tu venais à dire : comment peux-tu affirmer qu’Allâh Seul est l’unique Créateur alors que le fait de créer peut s’appliquer pour autre qu’Allâh comme le prouve Sa parole (qu’Il soit exalté) :
    Gloire à Allâh le Meilleur des créateurs !](sourate El-Mou’minoun verset 14).
            Aussi, comme le prouve la parole du Prophète 1 à propos des dessinateurs : « Il leur sera dit : « Donnez vie à ce que vous avez créé ».
             La réponse, à cela, est qu’un autre qu’Allâh ne peut réaliser une création comparable à la Sienne. En effet, il lui est impossible de créer à partir du néant ou de faire ressusciter le mort. Certes, la création d’un autre qu’Allâh consiste, plutôt, au changement et au transfert d’un état d’une chose à un autre, et cette chose reste, malgré cela, la création d’Allâh -Gloire et pureté à Lui.
            Le dessinateur, par exemple lorsqu’il dessine, ne crée rien, si ce n’est qu’il change l’état d’un élément en un autre, comme le changement d’un morceau d’argile en sculpture d’oiseau ou en un dromadaire ou encore le changement produit par la coloration d’un morceau de papier blanc en un dessin colorié. Et toutes les encres utilisées font, aussi, parties de la création d’Allâh -Gloire et pureté à Lui. Voici, donc, la différence entre la création d’Allâh et celle des créatures.
            En conclusion de ce que nous avons démontré ; nous disons, donc, que Seul Allâh possède l’aptitude de créer et ceci est un caractère propre à Lui.
    [Deuxièmement] L’unicité d’Allâh dans la royauté.
            En effet, seul Allâh est le Roi de toutes choses comme Allâh dit :
    [Beni soit celui dans la Main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent]
    (sourate Al-Mulk verset 1).
    Et Allâh (qu’Il soit exalté) dit :
    [Dis : Qui détient dans Sa Main la royauté absolue de toute chose, et qui protège et n’a pas besoin d’être protégé ?](sourate Al-Mou’minoun verset 88).
    Et dans Sa parole (qu’Il soit exalté) :
    […Qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent…] (sourate Al-Ma’ârij verset 30) etc.
           Et bien d’autres textes démontrant qu’autre qu’Allah possède la royauté.
           Cependant, cette possession n’est pas comparable à celle d’Allâh. C’est en réalité une possession réduite et limitée.
           C’est une possession réduite, d’une part, car elle n’est pas globale. En effet, la demeure de Zeïd n’est pas la possession de ‘Amr et réciproquement, la demeure de ‘Amr n’est pas celle de Zeïd.
          D’autre part, c’est une possession limitée du fait que la personne ne peut profiter de sa possession que selon les critères qu’Allâh lui a accordés. C’est pour cela que le Prophète r interdit la dépense inutile de l’argent. Aussi, Allâh (qu’Il soit exalté) dit :
    [Et ne confiez pas aux incapables vos biens dont Allâh a fait votre subsistance.] (sourate An-Nissâ’ verset 5).
    Ceci est une preuve évidente que la possession humaine est une possession réduite et limitée, à la différence de la possession d’Allâh, qui est une possession globale et absolue, et Il (en) fait ce qu’Il veut :
    [Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais ce sont eux qui devront rendre des comptes] (sourate An-Anbiyâ’ verset 23).
      [Troisièmement] L’unicité d’Allâh dans le commandement.
               Allâh est unique dans le commandement et à Lui revient toute chose. Il dirige la création et toute affaire concernant les cieux et la terre. Comme Allâh dit :
    […La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui. Toute gloire à Allâh, Seigneur de l’univers](sourate Al-A’râf verset 54).
                 Ce commandement est un commandement global. Rien ne peut Lui échapper, ni s’y opposer. Contrairement au commandement de certaines créatures, telle la personne au niveau de ses biens, ses enfants, ses serviteurs, etc. qui est un commandement restreint, réduit, limité et non absolu.
              Ainsi, par le biais de cette explication, s’est éclaircie la véracité de notre définition : l’unicité d’Allâh dans la Seigneurie est l’unicité d’Allâh dans la création, la royauté et le commandement.
    La deuxième branche : l’unicité de l’adoration.
               Elle consiste à vouer l’adoration à Allâh Seul. Pour cela, l’homme n’adore aucune autre entité avec Allâh et ne doit pas accomplir des actes le rapprochant d’autre qu’Allâh comme il le ferait à l’égard d’Allâh.
           C’est ce type d’unicité dans lequel se sont égarés les polythéistes que combattit le Prophète r et dont il rendit licite leurs femmes, leurs enfants, leurs biens, leurs terres et leurs demeures. Et c’est pour ce type d’unicité que furent envoyés les Prophètes et révélés les livres en toute corrélation avec l’unicité de la Seigneurie  et  l’unicité des Noms et Attributs. Cependant, les Messagers se sont le plus souvent appliqués à traiter l’unicité de l’adoration de leur peuple. De telle sorte que l’homme ne voue aucune adoration à autres qu’Allâh, pour autant qu’il soit un ange rapproché, un prophète envoyé, un saint vertueux ou à quoi que ce soit d'autres parmi les créatures ; car l’adoration n’est valable que lorsqu’elle est vouée à Allâh.
             Quiconque manque à cette unicité n’est qu’un polythéiste mécréant, même s’il reconnaît l’unicité de la Seigneurie et celle des Noms et Attributs.
             Par exemple, si un homme croit qu’Allâh est le Créateur, le Roi, le Dirigeant de toute chose, et qu’à Lui Seul revient de droit Ses Noms et Attributs, mais il adore en dehors d’Allâh autre que Lui ; alors sa croyance en l’unicité de la Seigneurie et des Noms et Attributs ne lui sera pas bénéfique.
             De plus, si nous supposons qu’un homme admet, totalement, l’unicité de la Seigneurie et des Noms et Attributs, mais il se dirige auprès d’une tombe pour adorer celui qui s’y repose ou pour lui émettre des vœux afin qu’il s’en approche ; sache, que cet homme est un polythéiste mécréant destiné éternellement à l’enfer. En effet, Allâh (qu’Il soit exalté) a dit :

    [ Quiconque associe à Allâh (d’autres divinités,) Allâh lui interdit le Paradis et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs !](sourate Al-Mâidah verset 72).

            Parmi les évidences, pour tous ceux qui ont lu le Coran, est le fait que les polythéistes qui ont été combattus par le Prophète r, dont le sang et les biens ont été rendus licites, dont les femmes et enfants ont été capturés et dont les terres ont été confisquées, admettaient, sans le moindre doute, qu’Allâh Seul est le Seigneur et le Créateur. Mais, comme ils adoraient d’autres divinités avec Allâh, ils devinrent, dès lors, des polythéistes dont le sang et les biens furent rendus licites.
     
    La troisième branche : L’unicité des Noms et Attributs.
              Elle consiste à reconnaître l’unicité d’Allâh dans ce qu’Il s’est nommé et dans la description qu’Il s’est faite dans Son livre ou selon les paroles de Son Prophète .
              Et ceci n’est possible que par la confirmation de ce qu’Allâh a confirmé pour Lui-même, sans détournement du sens (At-tahrîf)2 des Noms et Attributs, sans annulation (At-ta’ttîl)3, sans chercher le « comment » (At-takîyf)4 et sans anthropomorphisme5 (At-tamthîl)6
              De ce fait, il faut, absolument, avoir la ferme croyance en tout Nom par lequel Allâh s’est nommé et Attribut par lequel Il s’est décrit, et en prenant cela au sens apparent et non au sens figuré, tout en évitant de chercher le « comment » et l’anthropomorphisme.     
              Aussi, cette branche de l’unicité est celle où se sont égarées plusieurs sectes de cette communauté ayant pour direction la Kaaba7. Elles se sont divisées de manières différentes : parmi elles, il y a celles qui ont exagéré dans la négation (An-nafîy) et la purification (At-tanzîh). L’exagération est telle qu’elle les fait sortir de l’Islam. D’autres ont moyennement exagéré et d’autres sont proches des gens de la Sunna8.
    Toutefois, la voie des prédécesseurs (As-Salaf)9, dans cette unicité, consistait à nommer et à décrire Allâh par les Noms et Attributs par lesquels Il s’est nommés ou décrits et cela au sens apparent sans les dévier de leur vrai sens, ni les annuler, ni chercher leur « comment » et enfin sans anthropomorphisme.
    Par exemple, Allâh s’est nommé par le Vivant et Al-Quayyoum10. Il est de notre devoir de croire que le Vivant et Al-Quayyoum sont des Noms parmi les Noms d’Allâh. Aussi, il nous est obligatoire de croire tout ce qu’implique ce Nom comme un attribut désignant la vie absolue qui ne fut pas précédée par le néant et qui n’a pas de fin.
    Allâh S’est, aussi, nommé l’Audient et l’Omniscient. Il nous est, alors, obligatoire de croire, non seulement, que l’Audient (Celui qui entend tout) est un Nom parmi les Noms d’Allâh, mais aussi, que l’ouïe est un de Ses attributs et il nous est aussi demandé de croire qu’Il entend.
            En effet, c’est exactement ce qui implique ce Nom et cet Attribut. Car être Audient sans ouïe ou posséder une ouïe sans avoir la capacité d’entendre les sons est une chose impossible11. Observons un autre exemple : Allâh a dit :

    [Et les juifs disent : « La Main d’Allâh est fermée ! » Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l’avoir dit. Au contraire, Ses deux Mains sont largement ouvertes : Il distribue Ses dons comme Il veut…](sourate Al-Mâidah verset 64).

    Allâh a, donc, dit  dans le verset précédent:

    […Au contraire, Ses deux Mains sont largement ouvertes…] 
     (sourate Al-Mâidah verset 64). 
         

           Il a, donc, affirmé pour Lui-même qu’Il possède deux Mains décrites par la largesse qui signifie la large donation. Il nous est, alors, obligé de croire qu’Allâh possède deux Mains largement ouvertes de donations et de bienfaits.
    Cependant, il nous est interdit d’essayer par l’intermédiaire de notre raison, notre imagination ou notre langue de décrire le « comment » de Ses deux Mains et de Les comparer avec les mains des créatures. Car Allâh dit :

    [… Il n’y a rien qui Lui ressemble et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant.](sourate As-Shourâ verset 11).

    Il dit aussi :

    [Dis : « Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés) tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droit et d’associer à Allâh ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allâh ce que vous ne savez pas »]. (sourate Al-A’râf verset 33).

    Ainsi que :

    [Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé](sourate Al-Isrâ’ verset 36).

    Quiconque compare les Mains d’Allâh avec les mains des créatures aura, donc, démenti la Parole divine :

    [… Il n’y a rien qui Lui ressemble et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant.](sourate As-Shourâ verset 11).

    Et, il aura certes désobéi à Allâh, car Il dit :

    [N’attribuez pas à Allâh des exemples…](sourate An-Nahl verset 74).

            Et quiconque décrit leurs formes en affirmant qu’elles ont une description particulière, et quelque soit cette description, aura, certes, parlé sur Allâh sans science et aura poursuivi ce dont il n’a aucune connaissance.
           Observons un autre exemple : celui de l’établissement (Al-istiwâ’) d’Allâh au-dessus de Son Trône. En effet, Allâh a confirmé pour Lui-même qu’Il s’est établi au-dessus de Son Trône dans sept passages de Son livre12.
          Et dans tous les passages, ce fut le verbe « établir » (Istawâ) qui fut employé. Et si nous revenions à la signification de  « istiwâ’ » dans la langue arabe, nous constatons que s’il devient transitif par la préposition « au-dessus » (‘Alâ ), il ne peut, alors, signifier que la hauteur et l’élévation.
    Par conséquent, la signification de la Parole divine :

    [Le Tout Miséricordieux S’est établi « Istawâ » au-dessus du Trône] (sourate Tâ-Hâ verset 5).
     

           Ainsi que la signification de tous les versets qui sont similaires à celui-ci est alors : S’est élevé au-dessus de Son Trône. Une « élévation particulière » qui est différente de « l’élévation générale » au-dessus de Ses créatures13.
                    Cette élévation est confirmée au sujet d’Allâh, et cela au sens apparent du terme. Il S’est élevé au-dessus de Son Trône d’une élévation qui Lui est propre. En effet, elle ne ressemble point à l’installation de l’humain au-dessus de son lit, ni au-dessus des bestiaux et ni au-dessus d’une embarcation comme Allâh l’a évoqué dans ce verset :

    […Et a fait pour vous, des vaisseaux, des bestiaux et des montures, afin que vous vous installiez sur leurs dos, et qu’ensuite, après vous y être installés, vous vous rappeliez le bienfait de votre Seigneur et que vous disiez : « Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela alors que nous n’étions pas capables de les dominer. C’est vers notre Seigneur que nous retournerons] (sourate Az-Zukhruf les versets 12, 13 et 14).

          Aura, certes, commis une immense erreur celui qui dit : la signification de « S’est établi (Istawâ) au-dessus de Son Trône » est « a pris le pouvoir (Istawlâ) sur le Trône », car cela est un détournement du sens des mots et vient en contradiction avec le consensus des Compagnons du Prophète r et de ceux qui les ont suivis de la meilleure manière. Cela induit, aussi, de fausses implications qu’il est impossible au croyant de prononcer au sujet d’Allâh -Gloire à Lui.
    En effet, le Noble Coran a été révélé, sans le moindre doute, en langue arabe, comme le dit le Très-Haut :

    [Nous l’avons fait descendre, un Coran en (langue) arabe, afin que vous raisonniez]   (sourate Yousouf verset 2).

    De même, le Très-Haut a dit :

    [Et l’Esprit fidèle est descendu avec cela (le Coran) sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire] (sourate As-Shu’arâ’ les versets 193, 194 et 195).

             L’expression « S’est établi (Istawâ) au-dessus de » implique dans la langue arabe l’élévation et l’installation. C’est, donc, la signification propre du mot.
             Ainsi, l’expression « S’est établi au-dessus du Trône » signifie, donc, « S’est élevé au-dessus ». C’est une élévation particulière et qui sied à Sa Majesté et à Son Immensité.
             Par ailleurs, si nous interprétons « s’est établi au-dessus » par « a pris le pouvoir sur », nous aurons, dès lors, déformé le sens des mots. La cause est que nous avons détourné la signification d’élévation, qui est le sens apparent dans la langue du Coran, en celle de la prise de pouvoir.
           De plus, les prédécesseurs (As-Salaf) et ceux qui les ont suivis de la meilleure manière sont unanimes sur cette signification. Et cela d’autant plus qu’il ne nous est pas parvenu une seule parole, de leur part, indiquant le contraire.
           De même, si un mot est évoqué dans le Coran et la Sunna14, et qu’aucune explication contraire au sens apparent de ce mot nous est parvenue de la part des pieux prédécesseurs, alors, le principe veut qu’ils aient laissé ce mot dans sa première signification et qu’ils aient cru en tout ce que ce mot impliquait comme sens.
    Et pour cette raison, si jamais quelqu’un venait à nous dire : avez-vous une parole claire de la part des prédécesseurs prouvant qu’ils ont interprété « s’est établi » par « s’est élevé » ?
    Nous lui répondrions alors : « Oui, cela nous a été rapporté de leur part15 ». Cependant, si nous supposions que cela n’ait pas été rapporté de façon claire, alors, le principe, concernant les mots du Coran et de la Sunna prophétique, est qu’ils gardent le sens apparent que leur donne la langue arabe                     
               Quant aux fausses déductions qu’impliquent l’interprétation de « s’est établi » par « a pris le pouvoir » (sont claires) si nous méditons la Parole du Très-Haut :

    [Votre Seigneur, c’est Allâh, qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S’est élevé « Istiwâ » sur le Trône] (sourate Al-A’râf verset 54)
     

    Ainsi, si nous disons que « S’est élevé» possède le sens de « a pris le pouvoir », cela induit que le Trône n’était pas en Sa possession avant la création des cieux et de la terre, car Il a dit :

    [ Qui a crée puis S’est élevé « Istiwâ » sur le Trône].

             Car si tu dis : « puis a pris possession » cela induit que le Trône n’était pas en la possession d’Allâh avant la création des cieux et de la terre et ni lors de leur création.
             De plus, si nous prenions cette explication, il nous faudrait, alors, authentifier cette formule, selon laquelle Allâh a pris le pouvoir sur la terre et sur n’importe quelle de ses créatures et authentifier toutes les formules (du même style) que l’on pourrait imaginer ou prononcer. Cette parole est, sans le moindre doute, une fausse explication qui ne correspond point à Allâh -Gloire à Lui.
            Enfin, d’après ce que nous avons vu, il nous a été, donc, démontré que l’explication de « l’élévation » (Istiwâ’) par « la prise de possession » (Istîlâ’) conduit à une double transgression :
    -          Premièrement : le détournement du sens des mots.
    -          Deuxièmement : la description d’Allâh par ce qui ne Lui correspond pas.
     
      Écrit par le grand savant Mouhammad ibn Sâlih al 'Outhaymîne
    -Qu'Allah lui fasse miséricorde-

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