AccueilLes actes illicites dans les rapports intimes
Dimanche 5 Septembre 2010 à 9:40:21
Louange à Allah. Paix et salut sur Son Prophète.
Cher frère, chère sœur,
L’islam nous enseigne la bonne éducation, même dans les rapports sexuels entre le mari et son épouse, pour que cette relation soit digne de l’être humain et qu’elle réalise les objectifs souhaités du mariage. Parmi ces règles de bonne manière nous citons :
1/ Se parfumer avant le rapport sexuel : Notre Mère Aicha a dit : « Je parfumais le Messager d’Allah Salla Allahou Alaihi Wa Sallam avant qu’Il n’ait des rapports sexuels avec ses femmes. Il s"éveillait le matin «Mouhrim » (portant l'habit du pèlerinage) avec sur Lui, les traces du parfum. » (Boukhari et Muslim).
2/ Commencer par des caresses avant le rapport sexuel afin que les désirs charnels de l’épouse s’éveillent et pour qu’elle jouisse autant que lui.
3/ Qu’est-ce qu’on dit avant le rapport sexuel : Ibn Abbas a dit que le Prophète Salla Allahou Alaihi Wa Sallam a dit : « Si l’un de vous dit - avant le rapport sexuel avec sa femme – Bismi Allah, Allahoumma Djannibna Achaitane Wa Djannibi Achaitane Ma Razaktana, et si Allah leur prédestinait un enfant cette nuit là alors le diable ne lui nuirait jamais. » (Boukhari et Muslim)
4/ Les positions licites du rapport sexuel : Le rapport sexuel n’est licite que dans la vulve qui est le lieu de naissance et aussi le lieu de productivité, quelle que soit la position (c’est à dire c’est permis par devant ainsi que par derrière mais dans la vulve). Djaber a dit : « Les juifs disaient : Si l"homme avait un rapport sexuel avec sa femme par derrière – mais dans la vulve – alors l’enfant serait loucheur, alors Allah a révélé ce verset : «Vos épouses sont pour vous un champ de labour (un lieu de productivité comme le champ) ; allez à votre champ comme (et quand) vous le voulez... »
(sourate 2 /verset 223)
5/ Quand le mari contente son besoin et qu’il ne se retire pas jusqu’à ce que son épouse comble son besoin.
Les actes illicites
6/ Il est illicite d’avoir un rapport sexuel avec l’épouse pendant la période des règles : Abou Horeira a rapporté que le Prophète Salla Allahou Alaihi Wa Sallam a dit : « Celui qui a un rapport sexuel avec son épouse pendant ses règles ou par la voie anale ou a consulté un sorcier ; certes il a nié ce qui a été révélé au Prophète Mohamed Salla Allahou Alaihi Wa Sallam. » (Tirmidhi et Abou Dawoud)
7/ Il est illicite d’avoir un rapport sexuel avec son épouse par la voie anale : Abou Horeira a rapporté que le Prophète Salla Allahou Alaihi Wa Sallam a dit : « Il est maudit celui qui a un rapport sexuel avec son épouse par la voie anale.» (Abou Dawoud)
8/ Il est illicite de divulguer tout ce qui est en relation avec le rapport sexuel : Abou Said Al Khoudari a rapporté que le Prophète Salla Allahou Alaihi Wa Sallam a dit : « Celui qui un rapport sexuel avec son épouse puis divulgue le secret de sa femme alors sera parmi les gens les plus pervers auprès d’Allah le jour du Jugement Dernier. » (Muslim)
9/ Il est obligatoire de se purifier (Ghousle) après le rapport sexuel même s’il n’a pas éjaculé : Abou Horeira a rapporté que le Prophète Salla Allahou Alaihi Wa Sallam a dit : « Si le mari a un rapport sexuel avec son épouse, le «Ghousle» est alors obligatoire (pour les deux époux) même si l"époux n’a pas éjaculé. » (Muslim).
Dans une autre version du hadith, chez l’imam Muslim : « Si le mari a un rapport sexuel avec son épouse et que le pénis touche la vulve, alors le Ghousle est obligatoire. ».
L’imam Tirmidhi a rapporté que le Prophète Salla Allahou Alaihi Wa Sallam
a dit : « Quand le pénis pénètre dans la vulve alors le Ghousle est obligatoire ! »
10/ Il est désirable de se couvrir pendant le rapport sexuel : Il y a un hadith «faible» rapporté par Ibn Maja que le Prophète Salla Allahou Alaihi Wa Sallam a dit : « Quand le mari a un rapport sexuel avec son épouse qu’ils se couvrent et ne se déshabillent pas comme deux chameaux dénudés ! ».
Mais il faut rappeler qu’il n’y a aucun mal à ce qu’ils se déshabillent complètement.
Ce sont là les principales règles de la bonne morale dans le rapport sexuel ; avec en plus l’abaissement du regard envers l’illicite, la sensation qu’Allah l’a favorisé en lui facilitant le mariage et d’avoir l’intention de rendre son épouse vertueuse et de la protéger contre l’illicite.
Et Allah Sait mieux.
Qu’en est-il de la visite des tombes?
Samedi 4 Septembre 2010 à 21:54:32
Question : Qu’en est-il de la visite des tombes et des prières effectuées surplace? Est-il permis d’y assister?
Réponse:
1.La visite des tombes revêt deux formes. La première est légale et recommandée, car elle a pour but de prier pour les morts, de demander la miséricorde pour eux, de se souvenir de la vie future et de s’y préparer conformément aux propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): « Visitez les tombes, car elles vous rappellent la vie future. » (Rapporté par Mouslim, 976)
Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ses Compagnons (P.A.a) les visitaient.
Aïcha (P.A.a) a dit: « Quand le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) passait la nuit chez elle, il se rendait vers la fin de la nuit à Baqi’ et disait: « Que la paix soit sur vous,demeures de gens croyants. Vous avez rencontré ce qui vous avait été promis.Nous nous sommes ajournés jusqu’à demain, mais nous vous rejoindrons, s’il plaît à Allah.Mon Seigneur, pardonne aux gens de Baqi al-gharqad. » (rapporté par Mouslim,974).La deuxième forme est innovée.Elle consiste à visiter les tombes pour invoquer leurs occupants, demander leur secours ou égorger des sacrifices en leur mémoire ou formuler des voeux destinés à eux. Ceci est répréhensible parce qu’il constitue un shirk majeur. A cela est assimilé le fait de tourner autour d’elles ou de lire le Coran auprès d’elles. Tout cela constitue une innovation illégale.
1. Quant au fait de prier auprès d’elles, s’il s’agit d’effectuer la prère mortuaire, cela est permis, mais s’il s’agit d’une prière canonique obligatoire et surérogatoire, c’est absolument interdit.
La preuve de la légalité d’effectuer la prière mortuaire au cimetière:
Abou Hourayra rapporte qu’une femme noire qui balayait la mosquée mourut, et quand le Prophète demanda de ses nouvelles et qu’on lui apprit son décès, il dit: « Pourquoi ne m’aviez vous pas mis au courant? Montre-moi sa tombe. » Puis il alla prier sur sa tombe. (Rapporté par Boukhari, 446 et Mouslim,956)
La preuve de l’illégalité d’effectuer une autre prière canonique au cimetière:
a) Aïcah et Abd Allah ibn Abbas ont dit: « A l’instant de mourir, le Messager d’Allah se mit à couvrir son visage avec un morceau et quand il l’étouffait, il l’enlevait et disait pendant ce temps: « Qu’Allah maudisse Juifs et Chrétiens; ils ont fait des tombes de leurs prophètes des lieux de cultes. Il entendait avertir les gens de ce qu’ils ont fait. »(rapporté par Boukhari,425 et Mouslim,531)
b) Abou Marthad al-Ghanawi a rapporté que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: « Ne vous assoyez pas près des tombes et ne vous y orientez pas en prière. » (Rapporté par Mouslim, 972)
3.Quant au festin organisé chaque année,s’il implique des actes de dévotion et que les participants le considèrent comme un moyen de se rapprocher d’Allah le Très Haut ou s’accompagne d’actes de rébellion ( envers Allah) et de choses répréhensibles, alors il n’est permis ni d’y assister ni d’y participer. Allah est Celui qui guide dans le chemin droit.
4.Qaunt fait de solliciter la prière de la part d’un homme pieux, il est permis, car sa piété fait qu’on espère l’exaucement de sa prière. En voici la preuve:
a) Outhmane ibn Hounayf (P.A.a) rapporte qu’un homme aveugle vint dire au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): « Demandez à Allah de me guérir. » Le Prophète lui dit: « Si vous voulez je prie pour vous maintenant, si vous voulez j’ajourne la prière, ce qui est meilleur. » Une autre version dit: « Si vous voulez vous patientez, ce qui est meilleur pour vous. » L’aveugle lui dit: « Priez. » Puis le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui donna l’ordre de faire des ablutions et d’effectuer deux génuflexions. » (Rapporté par Ahamd,4/138) et at-Tarmidhi,5/569 et Ibn Madja, 1/441) C’est un hadith authentique.
b) Anas rapporte qu’au cours d’un sermon du vendredi prononcé par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) un homme se leva et dit: « ô Messager d’Allah, les chevaux et les moutons sont en train de périr; demandez à Allah de nous apporter de l’eau » et le Prophète tendit ses mains et pria. » (Rapporté par Boukhari,890 et Mouslim,897)
5. Il n’est pas institué de demander des prières à un prophète ou un saint morts, car ils ont quitté ce monde. Or s’adresser à des morts ouvre une porte du shirk qu’aucun des pieux de
Allah le Très Haut a dit: « Et qui est plus égaré que celui qui invoque en dehors d' Allah, et que la vie ne saura lui répondre jusqu'au Jour de
Il dit encore: « Quant à celui qui se présente devant la tombe d’un prophète ou un saint ou une tombe prise pour telle à tort et sollicite son occupant , son attitude peut revêtir trois formes: la première est de lui soumettre un besoin en lui demandant d’éradiquer sa propre maladie ou celle de ses bêtes ou de le venger de son ennemi ou de protéger sa personne , sa famille, ses bêtes et d’autres choses d’une manière dont seul Allah le Puissant et majestueux est capable. Ceci est un shirk catégorique dont il faut sommer l’auteur à se repentir et, s’il n’obtempère pas on le tue. S’il dit: je lui adresse ma demande parce qu’il intercède en ma faveur dans ces affaires, car je le prends pour mon intermédiaire auprès d’Allah comme les membres de l’entourage d’un sultan et ses collaborateurs servent d’intermédiaires auprès de lui...,ce qu’il fait est assimilable aux actes des idolâtres chrétiens qui prétendent que leurs érudits et leurs moines leur servent d’intermédiaires qu’ils utilisent dans la transmission de leurs demandes. C’est dans ce sens qu’Allah affirme que les idolâtres ont dit: «Nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent davantage d' Allah.» (Coran, 39:3) et Le Transcendant et Très Haut a dit : « Vous n’avez, en dehors de Lui, ni allié ni intercesseur. Ne vous rappelez- vous donc pas? » (Coran, 32:4) et a dit: « Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "Al-Qayyoûm". Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône "Koursî", déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. » (Coran, 2:255). Il a ainsi indiqué la différence entre lui et Sa créature. En effet, il est dans les habitudes humaines que les gens cherchent accès auprès de l’un de leurs grands par l’entremise de quelqu’un qui lui est cher, et ce dernier lui transmet les demandes et il les satisfait soit par désir, soit par crainte, soit par pudeur, soit par affection ou pour d’autres motifs. Quant à Allah, personne n’intercèdera auprès de Lui avant qu’Il ne donne permission à l’intercesseur, et celui-ci ne fera que ce qu’Allah veut. L’intercession de l’intercesseur relève de la permission, tout le commandement lui appartenant.
L’affirmation de bon nombre d’égarés ainsi conçue: « Celui-ci est plus proche d’Allah que moi ,et moi je suis éloigné d’Allah et ne peux pas m’adresser à Lui sans intermédiaire » et d’autres propos similaires tenus par les idolâtres (relève de l’aberration).Certes, Allah le Très Haut dit: « Et quand Mes serviteurs t' interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche: Je réponds à l' appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu' ils répondent à Mon appel, et qu' ils croient en Moi, afin qu' ils soient bien guidés. » (Coran,2:187) Un hadith cité dans le Sahih affirme que des Compagnons voyageant avec le Prophète ( bénédiction et salut soient sur lui) répétaient à haute voix la formule « Allah akbar » et le Prophète ( bénédiction et salut soient sur lui) leur dit: « ô gens, ne vous fatiguez pas trop, car vous n’appelez ni un sourd ni un absent; vous appelez quelqu’un qui est proche et entend. En effet, celui que vous invoquez est plus proche de l’un de vous que la nuque de sa monture. » Allah a donné à tous les serviteurs l’ordre de prier pour Lui plaire et de l’entretenir sécrètementة et donné à chacun d’eux l’ordre de dire: «C’est Toi (Seul) que nous adorons, et c’est Toi (Seul) dont nous implorons secours.» (Coran, 1:5) et a informé que les idolâtres disent: « Nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent davantage d' Allah.» (Coran, 39:3).
Par ailleurs, on dit à cet idolâtre: si vous invoquez cette personne ( l’intercesseur) en croyant qu’il connaît votre cas mieux et est plus capable de vous donner satisfaction et plus compatissant à votre égard, c’est une ignorance, une aberration et une mécréance. Si vous savez qu’Allah sait mieux ( votre cas) et est plus capable et plus compatissant, pourquoi alors vous détournez-vous de Lui pour adresser votre demande à un autre?N’avez pas entendu ce que Boukhari et d’autres ont rapporté d’après Djabir (P.A.a) qui a dit: « Le Messager d’Allah ( bénédiction et salut soient sur lui) nous apprenait la consultation d’Allah comme il nous apprenait une sourate du Coran.
Si vous savez que l’intercesseur est plus proche d’Allah que vous et a un rang plus élevé auprès de Lui que vous,ceci est une vérité par laquelle on cherche à affirmer ce qui est faux. En effet, s’il est plus proche d’Allah que vous et possède auprès de Lui un rang plus élevé que vous, la seule signification de tout cela est qu’Allah lui donnera une récompense plus importante que la vôtre, mais ne signifie point que si vous l’invoquez ,Allah satisfera vos besoins d’une manière plus efficace qu’Il le ferait si vous invoquiez Allah directement. Si vous méritez un châtiment et que vos prières soient rejetées, par exemple, parce qu’elles impliquent une transgression, le prophète et l’homme ne pourraient pas nous aider à obtenir ce qu’Allah réprouve. Si tel n’est pas le cas, Allah mérite plus d’accorder la miséricorde et l’exaucement.
Source : www.islamqa.com
La Zakat Al-Fitr : aumône de la rupture de jeûne
Samedi 4 Septembre 2010 à 19:55:40
C’est une aumône due à la fin de Ramadan. Elle est prescrite sur tout musulman, qu’il soit enfant ou adulte, homme ou femme.
Bukhari et Muslim ont rapporté d’après Omar : « Le messager de Dieu a ordonné de payer l’aumône de la rupture à l’échange de chaque musulman, un sa’ de dattes ou d’orge, qu’il soit un esclave, un homme libre, une femme, un homme, un enfant ou un adulte »
Sa raison
La législation de cette aumône a eu lieu au mois de Cha’ban à la deuxième année de l’Hégire pour purifier le jeûneur de tout ce qu’il a commis de propos inutiles et obscènes et pour que cette aumône soit une aide aux pauvres et aux nécessiteux.
Abu Dawud, Ibn Maja et Daraqutni ont rapporté d’après Ibn Abbas que « le messager d’Allah a présenté l’aumône de la rupture du jeûne, pour purifier le jeûneur des propos inutiles et obscènes et pour donner à manger aux pauvres. Celui qui la donne avant la prière de la fête, son aumône sera acceptable et s’il la donne après la fête, elle sera une des aumônes bénévoles »
Qui doit la payer?
Elle doit être payée par tout musulman libre qui possède un Sa’ de nourriture plus que le besoin de sa famille d’une journée et d’une nuit.
Elle est due sur sa personne ainsi que sur ceux qu’il doit pouvoir à leurs dépenses comme sa femme, ses enfants et ses domestiques ( sur qui il est responsable de pouvoir à leurs dépenses).
Combien doit-il payer?
Le devoir c’est de payer un Sa’ de blé, d’orge de datte, de raison sec, de yaourt, de riz, de maïs ou de tout autre genre de nourriture.
Abu Hanifa a permis le fait de payer la valeur de Sa’, et il a dit : « s’il veut donner du blé, il sera dispensé de donner la moitié de Sa’ ».
Abu Saïd Al-Khudri a dit : « Au temps du messager d’Allah, nous payions l’aumône de la rupture de jeûne à l’échange de chaque enfant, adulte, libre et esclave, un Sa’ de blé, de yaourt, d’orge de datte, ou de raisin sec. Nous avons continué à suivre cette tradition jusqu’au temps du Mu’awia qui pendant son pèlerinage ou sa visite pieuse, s’est mis sur la chaîne et a dit:« Je vois que la moitié d’un Sa’ de blé, vaut un Sa’ de datte». Alors tout le monde a suivit son avis ». Il a ajouté ( c’est-à-dire Abu Saïd): «Mais moi je continue à payer un Sa’ complet jusqu’à la fin de ma vie ». Cette tradition est rapporté par Al-Jama’a.
Tirmidhi a dit:« Certains Ulémas voient qu’il faut payer un Sa’ complet ». C’est la doctrine de Chafi’i et Ishaq.
D’autres Ulémas ont dit:« Il faut payer de tout genre de grain un Sa’, sauf le cas du blé, on doit payer la moitié d’un Sa’ et c’est suffisante ». C’est la doctrine de Sufyan, Ibn Mubarak, et les Ulémas du Kufa.
A quel moment faut-il la payer?
Les ulémas se sont mis d’accord sur le fait de la payer vers la fin de Ramadan ( mois de jeûne), mais il y a une divergence entre eux dans la détermination d‘un moment précis.
Selon Thawri, Ahmed, Ishaq, Chafi’i dans sa nouvelle doctrine et l’une des deux versions rapportées d’après Malik:« Le moment dans lequel il faut la payer c’est après le coucher du soleil, à la veille de la fête, car c’est l’heure où on termine le jeûne de Ramadan».
Cependant, selon Abu Hanifa, el-Layth, Chafi’i dans son ancienne doctrine et la deuxième version rapportée d’après Malik:« Son terme est l’aube du jour de la fête».
L’objectif de ce désaccord, détermine le statut du bébé né avant l’aube du jour de la fête.
Selon la première doctrine: on ne doit pas son aumône car il est né après son terme. Cependant, on doit la payer selon la seconde doctrine car il est né avant son terme.
Se presser de la payer avant son terme
La majorité des ulémas, ont été d’accord sur le fait de payer l’aumône de la rupture du jeûne avant la fête d’un ou des deux jours Ibn Omar ( qu’Allah l’agrée) a dit:« Le messager d’Allah nous a ordonné de payer l’aumône de la rupture du jeûne, avant d’aller faire la prière de la fête».
D’ailleurs Nafi’ a dit:«Ibn Omar la payait avant la fête d’un ou de deux jours ».
Cependant il y a un désaccord si le nombre de jours est plus que ça.
En fait, selon Abu Hanifa, on peut la payer même avant Ramadan.
Chafi’i de son côté a mentionné qu’on peut la payer au début du mois. Mais Malik et ahmed dans son avis le plus célèbre ont dit:« On peut la payer un ou deux jours avant, seulement».
En outre, les ulémas de la nation se sont mis d’accord sur le fait que: tout homme qui s’est mis en retard et ne l’a pas payée en son terme, n’en sera jamais dispensé et doit la payer même se mort d’un seul jour.
De même, ils se sont mis d’accord sur le fait qu’il n’est pas permis de l’ajourner et la payer près la fête. Pourtant Ibn Sirin, AL-Nakh’i ont dit:« On peut l’ajourner et la payer après la fête ».
De son côté, Ahmed a dit:« Je souhaite que ceci ne soit pas mal».
En effet, Ibn Rislan a dit que c’est une aumône prescrite et la retarder est un pêché semblable à retarder la prière après la fin de son terme et on a déjà cité une tradition à ce propos:« Celui qui la donne avant la prière de la fête, son aumône sera acceptable et s’il la donne après la fête, elle sera une des aumônes bénévoles».
Qui a droit à cette aumône?
Ceux qui ont droit à
En fait: les pauvres sont les plus dignes de l’avoir puisque dans son hadith, le messager d’Allah nous a ordonné de payer l’aumône de la rupture du jeûne pour purifier le jeûneur des propos inutiles et obscènes, et pour donner le pain aux pauvres.
De même, Bayhaqi et Daraqutni ont rapporté d’après Ibn Omar (qu’Allah l’agrée) a ordonné de payer l’aumône de la rupture du jeûne en disant:« Rendez-vous les riches en ce jour là». Selon la version de Bayhaqi:« Dispensez les d’aller travailler au jour de la fête».
En outre on a déjà étudié la question du lieu où elle va être payée dans le chapitre qui étudie le transport de
Peut-on donner cette aumône aux gens du Livre?
Zuhri, Abu Hanifa, Muhammad et Ibn Chabrama, ont permis de payer l’aumône de la rupture du jeûne aux gens du Livre ( juifs et chrétiens) conformément à ce qu’Allah le Très Haut a dit [ce qui signifie]: «Dieu ne vous interdit pas d’être bons et justes envers ceux qui ne vous attaquent pas à cause de votre religion et ne vous expulsent pas de vos demeures. Allah aimes les justes» sourate Mumtahana (60): 7
Joli poème
Mercredi 4 Août 2010 à 20:52:1
Tu as la vie comme maladie, Allah comme médecin.
Le Coran comme notice et l'Islam comme remède.
Tu as l'Islam comme religion, la Mecque comme direction,
La prière comme mission, incha'Allah le paradis comme destination.
Ils disent que ma religion est celle de la peur,
Je dis que ma religion purifie les coeurs.
Ils disent que nos femmes sont sous-estimées,
Je dis que dans ma religion, la femme est sacrée.
Ils disent que ma religion est antisémite,
Je dis qu'elle aime les gens sans limite.
Ils disent qu'on est la cause de l'insécurité,
Je dis que la violence n'a pas de nationalité.
Perds ton vice, range ta lame,
Aime ton fils, aide ta femme et pratique l'Islam.
Le prophète (Salla lahou 'aleyhi wa Salam) dit :
Viendra une époque où ma communauté aimera 5 choses et en oubliera 5 autres;
Ils aimeront ce monde (ici bas) et oublieront l'autre monde (l'Au Delà).
Ils aimeront la vie et oublieront la mort.
Ils aimeront le palais et oublieront la tombe.
Ils aimeront l'argent et oublieront la redition des comptes.
Ils aimeront la création et oublieront le Créateur.
Qu'Allah (ta'ala) nous protège d'oublier tout ça.
Diffuse ce rappel car nous sommes les rappeleurs..
Que la prière soit ta vocation, l'Islam ta religion et incha'Allah le Paradis ta destination.
Fais passer ce message à tes Proches, ils penseront à Dieu grâce à toi,
Tu auras des hassanates et eux aussi, consacre 3min pour Allah (ta'ala).
La bienfaisance
Samedi 26 Juin 2010 à 20:47:44
Cheikh Ali ibn Abderrahmane Al-Houdhéïfi
Serviteurs d’Allah !
Craignez Allah, car avec Sa crainte, vous obtiendrez Sa satisfaction et Sa récompense, et vous serez protégés de Sa colère et de Son châtiment.
O Musulmans !
Le but le plus important de l’Islam et de ses lois, est la bienfaisance envers soi-même et envers les créatures. Cette bienfaisance envers soi-même et envers les créatures classe les rangs des gens auprès de leur Seigneur dans ce monde et dans l’autre, soit en étant proche de Lui ou en étant éloigné de Lui. De même que cette bienfaisance classe le rang de l’homme auprès des créatures en ce qui concerne l’acceptation et l’éloignement ; mais les ordres, les obligations religieuses et les interdictions se rapportent avec la bienfaisance, car Allah l’a écrite et l’a prescrite dans ses lois.
Selon Abou Yâala Chaddad ibn Aous (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :
(Allah a écrit la bienfaisance sur toute chose ; donc, lorsque vous tuez, tuez d’une bonne manière ; lorsque vous égorgez, égorgez d’une bonne manière, aiguisez bien la lame et soyez bons envers l’animal) rapporté par Mouslim.
Donc, Sa parole (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Allah a écrit la bienfaisance sur toute chose) a deux significations :
La première : Allah a écrit la bienfaisance dans toute chose parmi les actions obligatoires, le musulman doit les accomplir de la meilleure façon en respectant leurs obligations, de même que le musulman fournit des efforts pour accomplir les actes préférables, il doit aussi s’abstenir de commettre les choses interdites apparentes et cachées, comme Allah (qu'il soit exalté) a dit :
{Evitez le péché apparent ou caché}.
Donc, la bienfaisance en accomplissant les obligations religieuses et en laissant les choses interdites est une bienfaisance envers soi-même, et la bienfaisance la plus importante envers soi-même est l’unicité d’Allah (qu'il soit exalté) en n’adorant que Lui seul sans rien Lui associer, et tout ce qui vient après cela suit ce principe important.
La deuxième signification : Allah a écrit la bienfaisance sur chaque personne envers toute créature ; donc, chaque personne doit être bienfaisante envers toute créature selon sa place ; Allah (qu'il soit exalté) a ordonné la bienfaisance d’une façon générale, il a dit (qu'il soit exalté) : {Et faites le bien, car Allah aime les bienfaisants}.
Et Allah (qu'il soit exalté) a dit :
{Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches}.
Et Il a ordonné la bienfaisance d’une façon restreinte et détaillée ; Il a ordonné la bienfaisance envers les parents, envers les proches parents, les voisins, les pauvres, les faibles, les victimes d’une catastrophe terrestre ou d’un ennemi qui les attaquent, ainsi qu’envers les orphelins et d’autres.
Et la bienfaisance envers les créatures signifie : dépenser dans le bien et arrêter le mal ; et les versets dans le Livre d’Allah qui ordonnent la bienfaisance envers soi-même et envers les créatures sont la parole d’Allah (qu'il soit exalté) :
{Adorez Allah et ne Lui associez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le compagnon permanent et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant}.
Et la parole d’Allah (qu'il soit exalté) :
{Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez}.
Et la signification de la parole d’Allah : {le proche voisin} est : le voisin musulman proche, et {le voisin lointain} est le voisin mécréant, comme dans le hadith de Jabir (qu'Allah soit satisfait de lui) le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :
(Les voisins sont trois genres : un voisin qui a un seul droit et c’est le voisin dont le droit est le plus faible ; un voisin qui a deux droits, et un voisin qui a trois droits et c’est celui qui a les meilleurs droits. Celui qui a un seul droit est le voisin mécréant avec qui vous n’avez aucun lien de parenté, il a le droit du voisinage ; celui qui a deux droits est le voisin musulman, il a le droit de l’Islam et le droit du voisinage ; et celui qui a trois droits est le voisin musulman avec qui vous avez des liens de parenté, il a le droit de l’Islam, le droit du voisinage et le droit du lien de parenté) rapporté par Mouslim, Al-Bazzar dans son « Mousnad » et Abou Nouaïm.
En ce qui concerne {le compagnon permanent}, un groupe de savants ont dit que c’est l’épouse, d’autres ont dit que c’est le compagnon de voyage et le compagnon de résidence (sédentaire) en fait partie à plus forte raison.
Parmi les bienfaisances les plus importantes envers les créatures, le fait d’avoir des relations (des comportements) avec les gens selon la législation religieuse, comme la loyauté, la sincérité, la justice (l’équité), la miséricorde, la modestie, la patience, la tolérance, la bonne parole, et avoir des relations avec eux de la façon que nous aimons qu’ils aient des relations avec nous.
Allah (qu'il soit exalté) a dit :
{O vous qui avez cru ! Remplissez fidèlement vos engagements}.
Et Il a dit (qu'il soit exalté) :
{Soyez fidèles au pacte d’Allah après l’avoir contracté et ne violez pas vos serments après les avoir solennellement prêtés et avoir pris Allah comme garant (de votre bonne foi)}.
Et Il a dit (qu'il soit exalté) :
{O vous qui avez cru ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques}.
Et Il a dit (qu'il soit exalté) :
{O vous qui avez cru ! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété}.
Et Il a dit (qu'il soit exalté) :
{Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes}.
Et dans le hadith :
(Ceux qui sont miséricordieux envers les gens, le Miséricordieux leur fera miséricorde).
Et Allah a dit (qu'il soit exalté) :
{Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : « Paix »}.
Et Il a dit (qu'il soit exalté) :
{D’avoir de bonnes paroles avec les gens ; d’accomplir régulièrement la prière et d’acquitter
Et Il a dit (qu'il soit exalté) :
{Et ne mangez pas vos biens entre vous injustement}.
Et selon Ouqbah ibn Aamir (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :
(O Ouqbah ! Ne t’indiquerais-je pas les meilleures qualités de ce monde et de l’autre tu gardes les liens de parenté avec celui qui les a rompus avec toi ; tu donnes à celui qui a refusé de te donner; et tu pardonnes à celui qui a été injuste envers toi).
Rapporté par Ahmed et Al-Haakam.
Les doutes dans la foi
Samedi 26 Juin 2010 à 19:24:4
Réponse : Ces insufflations, qu’Allah te fasse miséricorde, proviennent du Diable. Il les insuffle dans le cœur des croyants comme cela est arrivé aux Compagnons lorsqu’ils sont venus se plaindre au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) en disant : « Parfois nous éprouvons des choses pour lesquelles nous préfèrerions tomber du haut des cieux, ou être brûlés à l’état de charbon plutôt que de les prononcer. » Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « C’est cela la foi claire », c'est-à-dire la foi pure (sincère), c’est un signe d’une foi sincère. Pourquoi ? Car lorsque le Diable voit que l’homme se dirige vers la vérité, il veut l’en détourner par tous les moyens, et s’il était déjà égaré, cela lui suffirait et il ne viendrait pas à lui, ne lui insufflerait aucun doute, car son cœur serait déjà (rempli) de ténèbres.
Pour se débarrasser de ces doutes, il faut appliquer la parole du Prophète : « Si l’un d’entre vous ressent cela, qu’il cherche protection auprès d’Allah et qu’il cesse d’y penser. » Il cherche protection auprès d’Allah en disant : A’ûdhu billah min As-Shaytân Ar-Rajîm. Et il cesse d’y penser en enlevant cette réflexion de son esprit et en n’y revenant jamais.
Source : Liqâ’ât Al-Bâb Al-Maftûh (1/500).
Question : Pourquoi ces doutes sont-ils très répandus chez les femmes ?
Réponse : Généralement, à cause de leur faiblesse et de leur amour pour l’obéissance et le bien. C’est l’amour du bien et la volonté d’accomplir parfaitement les adorations, associés à une faiblesse dans la défense qui font qu’elles sont plus sujettes à ces doutes. Mais cela atteint également beaucoup de jeunes garçons investis dans leur religion. La cause est la même : la force de l’amour pour le bien et la faiblesse de la défense. On a rapporté à Ibn ‘Abbâs ou Ibn Mascûd que les juifs disaient : « Nous ne somme pas atteints par les chuchotements du Diable dans la prière, nos cœurs sont concentrés. » Il répondit : « Ils ont dit vrai, que ferait le Diable avec un cœur en ruine. » C’est-à-dire que les cœurs des juifs sont en ruine et que leurs adorations sont vaines, c’est pour cela que le Diable ne les tente pas car il ne veut pas plus d’eux.
Mais le Diable vient vers la citadelle gardée, remplie (de foi), afin de la détruire et la réduire à l’état de ruines, il essaie d’insuffler le doute dans le cœur du croyant sincère, dans le cœur de celui qui se tourne vers Allah afin de lui obstruer le chemin. Ainsi, que celui qui est sujet à ces doutes se réjouisse, car il n’est mis à l’épreuve qu’en raison de la force de sa foi, et le Diable ne veut qu’affaiblir cette force. C’est pourquoi le croyant doit utiliser le remède décrit par le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), sinon le Diable le détruira totalement.
Question : pourriez-vous décrire la manière dont se manifestent ces doutes ?
Réponse : Cela se manifeste avant tout par des doutes dans la certitude qui peuvent parfois conduire à l’apostasie et au rejet, devant l’intensité de ces doutes, il peut en arriver à renier, à mentir et à dire : quel est ce mal ? D’autres encore, comme cet ignorant qui a dit à cet autre d’arrêter la prière, laisse les ablutions, afin de retrouver la certitude, et cela est très grave. Cela se manifeste aussi dans le divorce, ces doutes du Diable provoquent des angoisses et l’homme se dit : « Si je divorce je serais en paix », ce qui est une erreur, ce n’est pas correct. Aussi, dans les ablutions, lorsque l’homme doute qu’il ait eu un vent ou non, il se dit : « Je vais le faire, ainsi je serais sûr », ce qui est une erreur. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a ordonné à celui qui doutait à ce sujet de ne pas sortir de la prière tant qu’il n’avait pas entendu ou senti quelque chose, et il n’a pas dit que celui qui doutait devait le faire afin d’être sûr. Les manifestations de ces doutes sont très nombreuses, elles sont source d’angoisse, de fatigue, elles peuvent amener au divorce, bien que l’avis le plus authentique sur cette question est que celui qui est atteint de ces insufflations diaboliques au point qu’il en arrive à divorcer, son divorce n’est pas valide, car le Prophète a dit : « Pas de divorce lorsqu’on ne sait pas ce que l’on dit », de même pour celui qui est ensorcelé, son divorce n’est pas valide car il ne sait pas ce qu’il dit, de même pour celui qui est très en colère, qui ne sait plus ce qu’il dit et ne se contrôle plus, son divorce n’est pas valide.
Question : L’homme est-il jugé pour les doutes insufflés par le Diable qu’il peut parfois ressentir ?
Réponse : L’homme n’est pas jugé pour les doutes qu’il peut éprouver en lui, car ils viennent du Diable. Et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) nous a informés que cela était une preuve de foi claire. Lorsque cela arrive, il doit chercher protection auprès d’Allah contre le Diable et ne pas s’y attarder, et il ne doit pas chercher plus loin car cela peut lui causer du tort. L’homme doit être fort, ferme dans sa foi et ne pas être ébranlé par ces doutes. Et Allah est plus savant.
Question : Je n’ai rien fait qui mette Allah en colère, je préserve les droits d’Allah, je prie, je jeûne, mais ce qui me fait souffrir c’est que depuis que je suis arrivée à la Mecque, le Diable est avec moi à tout moment, même dans ma prière. Il me dit que je suis parmi les gens de l’Enfer, que tout ce que je fais ne sert à rien, il m’embrouille dans ma récitation dans la prière, et lorsque j’ouvre le Coran et que je lis un verset qui évoque le châtiment, j’ai l’impression que c’est moi qui suis châtiée. Indiquez-moi quelle est la voie authentique (pour sortir de cela), qu’Allah vous récompense par un bien.
Réponse : Allah dit : « Le Diable est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour ennemi. Il ne fait qu’appeler ses partisans afin qu’ils soient des gens de la Fournaise » (Fâtir, v.6.) Le Diable a insufflé ses doutes à Adam et son épouse Eve et il les a fait sortir du paradis, et il ne cesse d’insuffler ses doutes aux enfants d’Adam afin de les faire sortir de la lumière vers les ténèbres, de les détourner du chemin droit vers le chemin de la perte. Le remède aux doutes que tu ressens est que tu cherches protection auprès d’Allah contre le Diable et que tu n’y prêtes jamais attention, si tu fais cela, Allah enlèvera le mal dont tu souffres. Nombreux sont les gens à qui cela arrive, en raison de la force de leur foi, le Diable multiplie ses efforts afin d’affaiblir et réduire à néant cette foi. Et si la foi est faible, le Diable n’y prête pas attention, car cet homme est perdu.
C’est pour cela qu’on a rapporté à Ibn cAbbâs ou Ibn Mascûd que les juifs disaient : « Nous ne somme pas atteints par les chuchotements du Diable dans la prière », c'est-à-dire qu’ils n’étaient pas déconcentrés. Il répondit : « Ils ont dit vrai, que ferait le Diable avec un cœur en ruine. » C’est-à-dire que les cœurs des juifs sont en ruine et que le Diable ne prête attention qu’aux cœurs qui sont emplis de la lumière d’Allah, de la science authentique, afin d’éteindre cette lumière. Ce que tu ressens n’est que la force de la foi, et le Diable veut la détruire en toi. Nous demandons à Allah qu’Il te préserve, patiente, détourne-toi de ces soutes et cherche protection auprès d’Allah contre le Diable.
Source : Q/R extraites de Remèdes contre les doutes insufflés par le Diable (à paraître).
Calendrier hégirien et ère islamique
Dimanche 20 Juin 2010 à 22:56:11
Question
Ramadhan ne tombe jamais à la même date: Pourquoi?
En Islam, nous nous référons à un calendrier différent du monde chrétien.
Le calendrier de Dieu débute le 1/1/1 (calendrier lunaire) qui correspond à la date du 16/2/622 du calendrier grégorien (celui en usage en Europe).
Le calendrier Islamique porte le nom du départ de La Mecque pour Médine: Hijra", en français "calendrier hégirien" ou "hijri).
L'an 622 entra dans l'histoire comme l'année de l'hégire et l'an 1 de l'ère musulmane.
Le calendrier grégorien (celui d'occident) est un 'calendrier solaire'. On calcule le temps selon la position du soleil.
Une année solaire compte 12 mois de 28, 29, 30 ou 31 jours, soit au total 365 ou 366 jours.
Le calendrier hégirien est un 'calendrier lunaire'. On calcule le temps selon la position de la lune : Nouvelle Lune, pleine Lune, Premier Quartier et Dernier Quartier. L'année lunaire compte 354 jours ou 12 mois de 29 ou 30 jours. Pour déterminer le début du nouveau mois, on se base sur l'apparition de la Nouvelle Lune.
Un mois lunaire
Une année lunaire compte environ 11 jours de moins qu'une année solaire.
Comme dans beaucoup d'autres calendriers lunaires et notamment celui en vigueur chez les anciens Babyloniens et dans beaucoup d'autres cultures antiques, le début du mois était, à l'origine, déterminé par des observateurs expérimentés qui essayaient de déterminer le plus exactement possible l'apparition de la Nouvelle Lune. C'est au moment où la Lune, un ou deux jours après s'être trouvée en conjonction avec le Soleil (on appelle ce moment la 'Nouvelle Lune astronomique'), est à nouveau à une distance suffisante du Soleil pour pouvoir, juste après le coucher du soleil, être perçue à l'œil nu comme un mince croissant de Lune.
En Islam, une journée commence au Maghreb (coucher du soleil).
En revanche, dans le calendrier occidental (grégorien) les jours commencent à minuit.
La période qui s'écoule durant l'accomplissement d'un cycle complet des phases de la lune s'appelle lunaison et dure en moyenne 29,530588861 jours, soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2,878 secondes. Vu qu'un calendrier ne peut comporter qu'un nombre entier de jours, dans la pratique, on divise l'année en mois comptant alternativement 29 ou 30 jours. Comme douze mois lunaires constituent 354 jours, il manque à chaque année lunaire environ 11jours pour rester en rythme avec le changement des saisons (Le calendrier devrait pour cela compter un peu moins de 365 jours ¼).
Pour rester en rythme avec les saisons, la manière la plus adaptée, est d'ajouter tous les deux ou trois ans un mois intercalaire qui viendrait le plus souvent en fin d'année. C'est la méthode que les Babyloniens avaient déjà adoptée depuis le 5e siècle avant Jésus-Christ : un cycle de 19 ans au cours duquel on intercalait sept fois un mois et ce cycle est toujours d'usage dans le calendrier juif.
Dans l'ancien calendrier arabe, il était d'usage d'ajouter un mois tous les deux à trois ans.
Mois du calendrier Hégirien
| N°. | Nom Islamique |
| 1 | Muharram |
| 2 | Safar |
| 3 | Rabi‘ al-Awwal |
| 4 | Rabi‘ al-Akhir |
| 5 | Jumada ’l-Ula |
| 6 | Jumada ’l-Akhira |
| 7 | Rajab |
| 8 | Sha‘ban |
| 9 | Ramadan |
| 10 | Shawwal |
| 11 | Dhu ’l-Qa‘da |
| 12 | Dhu ’l-Hijja |
Les jours de la semaine islamique
Les jours de la semaine du monde employant le calendrier grégorien tirent les noms dérivent de noms de divinités planétaires qui, selon la tradition de l'astrologie grecque, régissaient les jours de la semaine.
Dieu nous a préservés de tout cela, en nous offrant des appelations saines, pour une pratique saine, dans LA religion saine. Ainsi les noms sont classés par ordre d'arrivée dans la semaine. Les deux derniers jours de la semaine tirent leur nom de la prière du vendredi, le jour de la semaine le plus important pour les musulmans et du jour du sabat .
| N° | Nom arabe | Traduction | Equivalent |
| 1 | Yawm al-Ahad | le premier jour | Dimanche |
| 2 | Yawm al-Ithnain | Le deuxième jour | Lundi |
| 3 | Yawm al-Thalatha’ | Le troisième jour | Mardi |
| 4 | Yawm al-Arba‘a’ | Le quatrième jour | Mercredi |
| 5 | Yawm al-Khamis | Le cinquième jour | Jeudi |
| 6 | Yawm al-Jum‘a | Le jour du rassemblement | Vendredi |
| 7 | Yawm al-Sabt | Le jour du Sabat | Samedi |
Dieu existe-Il dans un endroit ?
Dimanche 20 Juin 2010 à 22:35:25
Question
J’ai appris et étudié dans la science du Credo que Dieu existe sans endroit et n’est point confiné dans une direction. Prière de m’éclairer à ce sujet, car il y a des gens qui s’en prennent au Credo d’Al-Azhar.
Réponse de Sheikh `Alî Gomaa
On dit à Yahyâ Ibn Mu`âdh Ar-Râzî : « Parle-nous de Dieu — Exalté soit-Il —. » Il dit : « Un Dieu Unique. » On lui dit : « Comment Il est ? » Il rétorqua : « Un Roi Omnipotent. » On lui dit enfin : « Où est-Il ? » Il répondit : « Il est à l’affût. » La personne qui l’interrogeait objecta : « Ma question ne porte pas sur cela ! » Alors il lui dit : « Ce qui est autre que cela est un attribut de la créature. Quant à Ses Attributs, ils sont tels que je viens de les évoquer. » On demanda à Dhû An-Nûn Al-Misrî, puisse Dieu l’agréer, au sujet de la Parole de Dieu — Exalté soit-Il — : « Le Tout-Miséricordieux s’est établi sur le Trône. » [1] Il dit : « Il affirma son Être et nia toute localisation à Son Sujet, car Il existe de par Son Être tandis que toute chose, par Sa Sagesse, est conforme à Sa Volonté. »
Pour ce qui est des énoncés du Livre ou de la Sunnah qui indiquent l’Élévation de Dieu par rapport à Ses créatures, il s’agit de l’élévation du rang (makânah), de l’honneur (sharaf), de l’emprise (haymanah), et de la domination (qahr). Il est — Exalté Soit-Il — exempt de toute ressemblance avec Ses créatures et Ses Attributs ne sont guère comme les leurs. Rien dans Ses Attributs ne relève de l’imperfection caractéristique des attributs des créatures ; au contraire, à Lui reviennent les Attributs parfaits et à Lui appartiennent les Noms sublimes. Il est différent de toute chose que ton esprit peut imaginer. Réaliser l’incapacité de le cerner est en soi une connaissance, et l’investigation au sujet de la quiddité de l’Essence du Seigneur est un acte d’associationnisme.
Le credo d’Al-Azhar Ash-Sharîf est conforme au credo ash`arite qui est le credo des Gens de la Sunnah (Ahl As-Sunnah wal-Jamâ`ah). Les maîtres Ash`arites, puisse Dieu les agréer et les combler, constituent la majorité des savants de la Communauté [2]. Ce sont eux qui ont réfuté les fausses allégations des impies et consorts. Ce sont eux qui, au fil de notre Histoire, se sont attachés au Coran et à la Sunnah de notre maître Muhammad — paix et bénédictions sur lui —. Quiconque jette l’anathème sur eux ou les accuse d’égarement, sa religion est en péril. Al-Hâfidh Ibn `Asâkir, puisse Dieu lui faire miséricorde, dit dans son ouvrage Tabyîn Kadhib Al-Muftarî fîmâ Nusiba ilâ Al-Imâm Abî Al-Hasan Al-Ash`arî : « Sache, puisse Dieu nous accorder Son agrément et nous accepter parmi ceux qui Le craignent et Le redoutent comme il se doit, que la chair des savants est vénéneuse. Par une loi divine bien connue, ceux qui les dénigrent sont honnis. Quiconque les diffame sera éprouvé par la mort de son cœur avant son décès. » Al-Azhar Ash-Sharîf a toujours été le phare du savoir et de la religion à travers l’Histoire islamique. Cet éminent édifice constitue le plus grand centre scientifique que la communauté a connu, après les premiers siècles privilégiés. Dieu l’a employé pour préserver la religion contre les détracteurs et les incrédules. Celui qui dénigre le credo d’Al-Azhar s’expose à un grand péril et il est à craindre qu’il soit du nombre des khâwârij ou des fauteurs de troubles dont Dieu dit : « Certes, si les hypocrites, ceux qui ont la maladie au cœur, et les alarmistes (semeurs de troubles) à Médine ne cessent pas, Nous t’inciterons contre eux, et alors, ils n’y resteront que peu de temps en ton voisinage. »
Source: http://convertislam.over-blog.com
la célébration de la naissance du Prophète
Lundi 12 Avril 2010 à 21:33:21
R : Premièrement :La nuit de la naissance du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, n’est pas connue de façon certaine. D’ailleurs, certains chercheurs contemporains en sont arrivés à la conclusion qu’il s’agissait de la nuit du 9 Rabi’ Al-Awwal et non du 12. Ainsi, célébrer la naissance du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, la nuit du 12 n’a pas de base du point de vue historique.
Deuxièmement : Du point de vue religieux, cette célébration n’a point de source non plus, car si cela faisait partie de la Loi divine, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, l’aurait fait ou l’aurait enseigné à sa communauté. Si effectivement il l’avait fait ou enseigné, cette information aurait nécessairement été conservée, car Allah le Très-Haut dit :

« En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien. »[1][/b]
Etant donné que rien de tout cela n’est arrivé, nous en déduisons donc que cela ne fait pas partie de la religion d’Allah. En se basant sur cela, il n’est pas permis d’adorer Allah – Exalté soit-Il – ou de se rapprocher de lui par ce moyen. Sachant qu’Allah le Très-Haut a mis en place pour nous une voie particulière – qui est ce qui a été révélé au Prophète, prière et salut d’Allah sur lui – pour arriver à Lui, comment pouvons-nous nous permettre, alors que nous ne sommes que Ses serviteurs, de mettre en place par nous-mêmes une voie nous permettant d’arriver à Lui ? C’est un crime à l’égard du droit d’Allah, exalté soit-Il, que de légiférer dans sa religion ce qui n’en fait pas partie. De même, cela implique que l’on traite de mensonge la parole d’Allah, exalté soit-Il :

« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. »[2][/b]
Nous disons donc que si cette célébration fait partie du parachèvement de la religion, il aurait fallu qu’elle soit antérieure à la mort du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui. Si ce n’est pas le cas, elle ne peut donc faire partie de la religion, car Allah le Très Haut dit :

« Aujourd’hui j’ai parachevé pour vous votre religion. »
Et quiconque prétend que cette célébration fait partie du parachèvement de la religion et qu’elle est apparue après le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, son affirmation implique que le noble verset précédent est un mensonge. Il n’y a aucun doute que ceux qui célèbrent la naissance du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ont pour intention de l’honorer, de manifester leur amour pour lui, de raviver les sentiments à son égard lors de ces festivités… et tout ceci fait partie des adorations. L’amour du Prophète est une adoration, au point où la foi d’une personne n’atteint la perfection que lorsque le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, devient plus cher à ses yeux que sa propre âme, ses enfants, son père et toute l’humanité.
De même, la vénération du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, est une adoration. Tous les sentiments à son égard font aussi partie de la religion, car ceux-ci incitent la personne à mettre en pratique la législation prophétique. Ainsi, la célébration de la naissance du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, avec l’intention de se rapprocher d’Allah et de vénérer son Prophète, est une adoration. Sachant que c’est une adoration, il n’est donc aucunement permis d’inventer dans la religion ce qui n’en fait pas partie. Ainsi, la célébration de la naissance du Prophète est une innovation et est interdite.
En outre, nous avons entendu dire qu’il existe dans ces célébrations de grandes transgressions que ni la Loi divine, l’instinct ou la raison humaine ne tolèrent. Ainsi, les gens chantent des poèmes comportant de l’exagération dans la vénération du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, au point de le rendre plus grand encore qu’Allah lui-même - qu’Allah nous en protège. Nous avons aussi entendu parlé de la sottise de certains d’entre eux qui, lorsque le conteur narre la vie du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, puis prononce la phrase : « Le Prophète est né », ils se lèvent tous comme un seul homme en disant : « L’âme du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, est présente, nous nous levons donc par déférence pour elle. » Ceci n’est que sottise. En outre, il ne fait pas partie des bonnes mœurs de se lever, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, détestait que l’on se lève pour lui. Ainsi, ses Compagnons – qui sont les êtres qui l’aiment le plus et le vénèrent bien plus que nous encore – ne se levaient pas pour lui car ils savaient qu’il détestait cela de son vivant… que dire donc de ces divagations ?
- Cheikh Otheimine
- Magazine al-Mujâhid, n°22.
Jugement de l'islam concernant talismans ou des am
Samedi 10 Avril 2010 à 22:37:34
Tout le monde connaît ce symbole, qui est représenté par une main à cinq doigts, certains lui attribuent des origines islamiques faisant référence à Fatima, fille du Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, d'autres affirment qu'elle a des origines juives et ferait référence aux cinq livres de la Thora, ou pourrait être originaire de la civilisation des Phéniciens.
Aussi diverses que puissent être ses origines, qui n'ont d'ailleurs aucun fondement, il n'en demeure pas moins que bon nombre de musulmans lui attribuent un pouvoir protecteur en l'accrochant ainsi devant leur maison, à leur cou ou même à l'intérieur de leur voiture, comme nous pouvons le remarquer ces derniers temps : une main de fatma en forme d'arbre magique. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il nous a paru important d'exposer de manière claire la position de l'islam sur le jugement de l'utilisation de ce genre d'amulettes et d'en montrer la gravité.
De nombreux textes qualifient clairement le fait de se rattacher à des amulettes ou tout ce qui peut y ressembler comme étant du polythéisme (chirk), et donc contraire au fondement principal de l'islam qui n'est autre que le fait d'unifier Allah le Très-Haut dans toutes les formes d'adoration. En effet, c'est là le sens même de l'attestation de foi qui constitue le premier pilier de cette religion, qui est de témoigner que nul ne mérite d'être adoré en vérité sauf Allah (la ilha illa llah) et que Mouhammed est le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui. Donc, la validité de toutes les œuvres du musulman repose sur ce seul pilier que l'on appelle Tawhid (l'unicité d'Allah), ainsi toutes les œuvres du croyant, comme prière, zakat, jeûne, pèlerinage, etc., ne peuvent être acceptées par son Seigneur uniquement si ce premier pilier est valide. Il n'est donc pas possible de réaliser et de concrétiser véritablement son islam si l'on altère son fondement principal en commettant ce qui pourrait le rendre incomplet, voire l'annuler. Car ce qui s'oppose au Tawhid (l'unicité d'Allah) est de deux types :
· Ce qui s'oppose au fondement du Tawhid. Il s'agit du polythéisme majeur qui, lorsqu'il est commis par un musulman responsable de ses actes (moukalaf), annule son Tawhid. Ce musulman devient alors un polythéiste de telle sorte qu'il est exclu de la sphère de l'islam, il n'est donc plus considéré comme musulman.
· Ce qui s'oppose à la perfection obligatoire du Tawhid. Cela correspond au polythéisme mineur. Si quelqu'un le commet, il annule, par là, la perfection du Tawhid, mais demeure malgré cela dans la sphère de l’islam. En effet, le Tawhid n'est parfait qu'à partir du moment où l'on se débarrasse de toutes les formes de polythéisme.
Allah le Très-Haut dit au sujet du polythéisme : « Certes, Allah ne pardonne pas qu'on lui donne des associés, et Il pardonne en dehors de cela à qui Il veut. » S4 v.48. Il dit aussi : « Quiconque associe à Allah (d’autres divinités,) Allah lui interdit le Paradis ; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, point de secoureurs. » S5 v.72. Il dit aussi : « Et il t’a été révélé à toi ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé que si tu donnais des associés à Allah tes œuvres seraient vaines, et tu ferais partie des perdants. Adore donc Allah et sois parmi les reconnaissants. » S39 v.65/66.
Il dit aussi : « Et s'ils avaient donné des associés à Allah, Il aurait rendu vain ce qu'ils œuvraient. » S6 v.88. Il dit aussi : « Nous avons certes envoyé dans chaque communauté un messager pour leur dire : adorez Allah et écartez-vous du Taghout (fausses divinités), alors Allah guida certains d'entre eux, et il y en eu qui furent destinés à l'égarement... »S16 v.36. Il dit aussi : « Et adorez Allah et ne lui associez rien.»S4 v.36 Il dit aussi : « Et ton Seigneur a décrété : « N'adorez que Lui, et marquez de la bonté envers les pères et mères. » S17 v.23. Et bien d’autres versets.
Si l'on devait donner une définition de ce qu'est une amulette (at-tamimah) afin de mieux cerner le sujet, on pourrait dire comme l'explique l'éminent savant Saleh Ali-Cheikh dans son commentaire du livre de l'unicité qu'il s'agit :
· De tout ce que les gens accrochent, que ce soit une peau d'animal, un collier, des invocations, des demandes de protection, ou une représentation comme une tête d'ours, de gazelle, un fer à cheval, des morceaux de tissu noir, et tout ce que l'on suspend en forme d'œil, ou les chapelets [misbaha plus connu sous le nom de as-sabha] qui ont une forme particulière. Tout ceci est englobé par le terme Tamimah (amulette, talisman ou gri-gri).
· Une définition plus globale serait : une chose au moyen de laquelle on voudrait que le bien se réalise, ou que le mal soit repoussé, sans qu'une autorisation [divine] liée au décret religieux ou à la prédestination n'ait été accordée.
Certaines personnes déclarent : « J'accroche cette amulette (ou cette main) sans me figurer les significations qu'elle implique. Ainsi, j'accroche telle chose pour décorer la voiture ou embellir la maison... » comme le dit une minorité de personnes.
Nous leur répondons : si vous suspendez ces choses en considérant qu'elles sont des causes permettant de repousser ou de dissiper un mal, alors il s'agit d’un polythéisme mineur. Si vous les suspendez par simple souci de décoration, alors c'est interdit, car il y a en cela une ressemblance avec ceux qui commettent le polythéisme mineur. Or le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, a dit : « Quiconque imite un peuple en fait partie. »
Cependant, on pourrait se poser la question : en quoi le fait d'accrocher ou de suspendre cette main reviendrait à vouer un acte d'adoration à autre qu'Allah ? Nous répondons que l'adoration dans son sens globale ne se limite pas seulement aux actes apparents tels que la prosternation ou l'invocation, son sens est beaucoup plus large. L'adoration, en elle-même, est l'action de s'humilier devant Allah le Très-Haut par amour et vénération.
Mais elle a un sens plus particulier et l'une des meilleures définitions de ce sens-là est celle d'Ibn Taymiyya lorsqu'il dit dans son livre « el 'ouboudiyya » : « L'adoration est un terme qui englobe tout ce qu'Allah aime et agrée comme actes et paroles apparents ou cachés. » Il sous-entend, par les actes cachés, les actes du cœur comme la confiance, l'amour, la crainte, l'espérance, mais aussi la demande de protection, et tous ces actes trouvent leur essence dans le cœur du croyant. Donc à partir du moment où toutes ces œuvres sont aimées par Allah, elles deviennent donc des adorations. Par conséquent, il est interdit de les vouer à autre qu'Allah. Et c'est en ce sens que rechercher la protection contre ce qui nous cause du mal par le moyen des amulettes comme « la main de fatma » est un acte de polythéisme, et c'est le cas pour tous les moyens non légifèrés. Le seul qui est en mesure de nous protéger véritablement n'est autre qu'Allah. Donc tous les actes qui proviennent du cœur entrent dans le terme d'adoration, ce sont même les plus importants.
Il ne fait donc aucun doute que le port de cette main est un acte de polythéisme, qu'elle soit portée au cou ou suspendue à l'intérieur des voitures, et cela rejoint littéralement la pratique des polythéistes arabes avant l'islam qui croyaient que si une personne portait ce genre d'objet, ce dernier avait un effet bénéfique, que se soit par la dissipation d'un malheur après qu'il se soit produit, ou par son refoulement avant qu'il n'arrive... Ce qui est encore plus grave, car c'est croire que ces objets vils et méprisables peuvent repousser le décret divin.
Mais de quel type de polythéisme doit-on qualifier le port de cette main, de polythéisme mineur ou de polythéisme majeur ? Nous répondons que cela est considéré comme une forme de polythéisme mineur, car le cœur s'attache à cet objet, le considère comme une cause de dissipation du malheur ou de son refoulement. Or la règle à ce sujet est qu'il est permis d'avoir recours à une cause uniquement si celle-ci est islamiquement légiférée à partir d'un texte ou si l'expérience réelle a permis de la considérer parmi les causes effectives apparentes et non pas occultes, comme le médicament prescrit par le médecin, ou d'autres causes dont l'effet bénéfique est apparent : se chauffer près du feu, se rafraîchir avec de l'eau, etc. Ce sont toutes des causes visibles dont l'effet est apparent.
En dehors de cela, tous les types de polythéisme mineurs peuvent devenir majeurs, en fonction de l'état de la personne qui les commet. Ainsi, quiconque considère que « la main de fatma » n'est pas une cause, mais provoque elle-même un effet, a commis un acte de polythéisme majeur, car il a conféré le pouvoir d'agir sur la création à autre qu'Allah le Très-Haut.
Quant à la raison pour laquelle l'affirmation du caractère effectif des causes n'étant religieusement pas légiférées relève du polythéisme, cela s'explique par le fait que l'auteur d'un tel acte a associé sa propre personne à Allah en attribuant ce caractère à quelque chose. L'éminent Cheikh Al-Outheymine dit à ce sujet dans son livre (El qawlou-l-moufid 'ala kitabi-tawhid) : « ... Le port d'un anneau ou autre, s'il est porté par conviction qu'il a le pouvoir d'agir sur la création en dehors d'Allah, son auteur est par conséquent un polythéiste et a commis du polythéisme majeur qui s'oppose à l'unicité dans la seigneurie, car il a reconnu un autre créateur avec Allah [sans même le savoir]. Et s'il croit qu'il est simplement une cause [d'obtention d'un bien ou de dissipation d'un mal], sans lui attribuer ce caractère indépendant, il est alors considéré comme polythéiste de type mineur [n'excluant pas de la sphère de l'islam], car à partir du moment où il attribue à cet anneau [ou cette main] le caractère de cause, il s'est alors associé à Allah le Très-Haut en l'octroyant de son propre chef. »
En ce qui concerne la sounnah, il est aussi rapporté ce qui prouve qu'un tel acte relève du polythéisme.
1. L'imam Ahmed rapporte d'après 'Ouqba ibn 'Amir qui attribue les paroles suivantes au Prophète, que la prière et la paix soient sur lui : « Quiconque s'attache [à] une amulette (tamimah), qu'Allah fasse en sorte que ses projets n'aboutissent pas. Et quiconque s'attache [à] un coquillage (wad'ah), qu'Allah ne le laisse pas gouter le repos. »
2. Ibn Abi Hatim rapporte que Houdheyfa, qu'Allah l'agrée, vit un homme porter au poignet un fil sensé le protéger contre la fièvre. Houdheyfa le lui arracha et récita la parole d'Allah le Très-Haut : « Et la plupart d'entre eux ne croient en Allah qu'en lui donnant des associés. »
3. Ibn Mass'oud, qu'Allah l'agrée, a dit : « J'ai entendu le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, dire : « Les formules de conjuration (Ar-rouqa), les amulettes (At-tama'im) et la sorcellerie contre le mari (At-tiwalah) sont une forme de polythéisme. » Rapporté par Ahmed et Abou Dawoud.
4. Imrane ibn Housayn, qu'Allah l'agrée, rapporte que le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, vit un homme portant au poignet un anneau de cuivre. Il lui demanda : « Qu'est-ce que cela ? » L'homme répondit : « C’est contre la faiblesse (Al-wâhinah). » Le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, lui dit alors : « Débarrasse-t-en, car cela ne t'apportera que surplus de faiblesse. Et si tu meurs en portant cet anneau, tu ne connaîtras jamais la réussite. » Rapporté par Ahmed dans Al-Mousnad.
5. Abdoullah ibn 'Ukaym rapporte ces paroles qu'il attribue au Prophète, que la prière et la paix soient sur lui : « Quiconque s'attache [à] une chose, y sera voué [et sera délaissé par Allah]. »Rapporté par Ahmed et Tirmidhi.
6. Ahmed rapporte que Rouwayfi a dit : « Le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, m'a dit : « O Rouwayfi, peut-être vivras-tu assez longtemps pour informer les gens que celui d'entre eux qui tresse sa barbe, ou accroche une corde en boyau [contre le mauvais œil], ou se nettoie [après un besoin] à l'aide d'un crottin d'animal ou d'un os, qu'il sache que Mouhamed le désavoue ! »
7. Sa'id ibn Joubeyr a dit : « Celui qui arrache l'amulette (At-tamimah) du cou d'une personne, c'est comme s'il avait libéré un esclave. » Rapporté par Waki'
Tous ces hadiths démontrent clairement l'interdiction de porter des amulettes et entre autres « la main de fatma », et que cela est considéré comme du polythéisme par la législation islamique.
Le comité permanent de recherche scientifique et de la délivrance de fatwas a publié un article concernant le jugement de celui qui accroche une amulette dans une voiture ou autres :
« La louange appartient à Allah, nous le louons, demandons Son aide, implorons Son pardon, demandons Sa guidée, et nous nous repentons à Lui, nous cherchons protection auprès de Lui contre le mal de nos âmes, et le mal de nos actions, quiconque se voit guidé par Allah nul ne sera en mesure de l'égarer, et quiconque se voit égaré par Allah nul ne sera en mesure de le guider, puis je témoigne que nul n'est en droit d'être adoré en dehors d'Allah, il n'a aucun associé digne du moindre acte d'adoration, et je témoigne que Mouhammed est son serviteur et son messager, que la prière et la paix soient sur lui, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :
Parmi ce qui est des coutumes de la période pré-islamique (el djahiliyya) que le Messager d'Allah a interdites et au sujet desquelles il a mis en garde sa communauté, il y a le fait d’accrocher les amulettes, auxquelles certaines gens attribuent le pouvoir de repousser le mauvais œil et d'empêcher le mal de nous atteindre, tel que les colliers et les talismans que l'on accroche aux enfants ou aux animaux contre le mauvais œil et la jalousie ; car cela fait précisément partie du polythéisme qu'Allah a blâmé, et interdit par sa cause, l'accès au paradis lorsqu'Il dit : (Certes Allah ne pardonne pas qu'on lui donne des associés et Il pardonne en dehors de cela à qui Il veut, et quant à celui qui donne des associés à Allah s'égare alors d'un égarement lointain). Sourate les femmes v.116
L'imam Ahmed a rapporté d'après 'Ouqba ibn 'amr el jouhani que le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, reçut un groupe de dix personnes afin de leur faire prêter serment d'allégeance, ce qu'il fit pour neuf d'entre eux, mais le refusa au dernier, il fut donc questionné : « Ô Messager d'Allah tu leur as tous fait prêter serment sauf pour celui-ci » et le Messager d'Allah de répondre : « il porte une amulette ! ». Il entra sa main dans son vêtement, la lui coupa et lui fit prêter serment et dit : « celui qui s'accroche une amulette commet un acte de polythéisme. »
D'après Ibn mass'oud, qu'Allah l'agrée, le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, a dit : « les formules de conjuration, les amulettes et les sorcelleries vouées à rendre épris le mari sont du polythéisme. », rapporté par Ahmed, Abou daoud, Ibn majah et El hakim.
Et entre dans cela, le fait d'accrocher des amulettes dans les voitures en y accrochant un morceau de tissu, à l'avant ou à l'arrière, par conviction que cela repousserait le mauvais œil et pourrait faire éviter les accidents ! Cela rejoint ce que faisaient les polythéistes dans la période pré-islamique lorsqu'ils accrochaient à leur bête un fil ou un collier par crainte du mauvais œil ! Or, le Messager d'Allah a ordonné de les couper.
D'après Abou bachir el ansari, alors qu'il était avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, dans un de ses voyages, ce dernier envoya une personne ordonner aux gens de couper tous les colliers ou les boyaux accrochés aux cous des chameaux. (Rapporté par Boukhari et Mouslim)
... El khadimi el hanafi a dit : « ce hadith prouve l'interdiction d'accrocher aux enfants (ou autres) des amulettes, fils, colliers et tout ce qui peut y ressembler pensant que cela apporte un bien quelconque ou repousse le mauvais œil et l'emprise du diable, c'est plutôt une forme de polythéisme, qu'Allah nous en épargne, car le bien et le mal sont entièrement entre les mains d'Allah. »
Le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, a invoqué Allah contre celui qui porte une amulette, et ceci est valable pour celui qui se l'accroche, ou l'accroche à son enfant, sa bête, ou sa voiture.
L'imam Ahmed, Abou ya'la et Attabarani ont rapporté d'après 'Ouqba ibn 'amir el jouhani, qu'Allah l'agrée, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, a dit : « quiconque s'attache une amulette, qu'Allah fasse en sorte que ses projets n'aboutissent pas. Et quiconque s'attache un coquillage qu'Allah ne le laisse pas goûter le repos. » Le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, a donc invoqué Allah contre cette personne, de ne pas repousser le mal duquel il a souhaité se protéger par un moyen illicite. Il arrive d'ailleurs parfois des accidents terribles à des gens qui avaient accroché dans leur voiture des fils ou amulettes, ceci ne leur a été aucunement profitable, et c'est à ce moment-là qu’ils connurent le sens de la parole d'Allah le Très-Haut : ( Et si Allah fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de Lui. Et s’Il te veut un bien, nul ne peut repousser Sa grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et c’est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux. ) Sourate 10 v.107
L'imam Ahmed, Attirmidhi et Attabarani ont rapporté d'après Abdoullah ibn 'oukeym el jouhani que le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, a dit : (Quiconque s'attache [à] une chose, y sera voué [et sera délaissé par Allah]).
Le simple fait pour l'homme de se voir délaissé par Allah, voué à une créature faible qui ne peut ni bien ni mal pour elle-même ou ses semblables suffit comme tromperie à son égard.
Et nous mettons en garde nos frères contre le fait d'utiliser les moyens pouvant mener au polythéisme et nous leur conseillons de placer exclusivement leur confiance en Allah de la meilleure manière, Il est Celui qui nous suffit et Il est le meilleur garant.
Ô Allah nous Te demandons l'accomplissement des bonnes œuvres et le délaissement des mauvaises œuvres !
Et que la prière et la paix soient sur notre Prophète Mouhammed, sur sa famille et ses compagnons. » Fin de la fatwa du Comité.
En résumé, nous dirons concernant le port de « la main de fatma », que son jugement varie en fonction de l'intention de la personne qui la porte, mais reste interdite dans tous les cas :
1- Si elle est portée par conviction qu'elle détient le pouvoir de repousser le mauvais œil, un mal quelconque ou d'attirer un bien en dehors d'Allah, alors dans ce cas il s'agit du polythéisme majeur qui fait sortir totalement de l'islam, l'auteur d'un tel acte n'est plus considéré comme musulman.
2- Si elle est portée par conviction qu'elle est une cause par laquelle Allah le Très-Haut repousse ce qui pourrait nuire comme maux ou accorder le bien, alors dans ce cas-là, il s'agit du polythéisme mineur, un tel acte représente un danger, car il est un moyen pouvant mener au grand polythéisme.
3- Si elle est utilisée sans ces convictions vues plus haut, mais simplement comme décoration, alors son jugement est l'interdiction, car dans ce cas il y a une ressemblance avec ceux qui commettent le polythéisme mineur, et « celui qui imite un peuple en fait partie ».
Nous conseillons donc à tous les musulmans de s'éloigner d'un tel acte, de conseiller leurs proches ainsi que leur entourage de la meilleure des manières de délaisser ce genre de pratique.
Puisse Allah nous accorder à tous le succès dans ce bas monde et dans l'au-delà que la prière et la paix soient sur Mouhammed, sur sa famille et tous ses compagnons.
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